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mercredi 5 janvier 2011

Pourquoi l'année 2010 a t-elle été aussi calme au Gabon? Quid de 2011?

Après une année 2009 particulièrement agitée suite au décès du président Omar Bongo Ondimba suivie d’une élection présidentielle anticipée, 2010 a été un long fleuve tranquille au Gabon.
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Ali Bongo Ondimba qui a succédé à son père à l’issue de l’élection présidentielle du 30 août 2009 a réussi en 2010 à assurer la stabilité du Gabon. Le pays a failli basculer après la mort d’Omar Bongo Ondimba le 8 juin 2009.

Plusieurs personnalités étaient sorties du bois pour tenter de succéder au doyen des chefs d’Etat de la planète resté au pouvoir pendant 41 ans sans discontinue. L’opposition rêvant de tourner la page des années Bongo a mis toute la pression sur le pouvoir. D’anciens collaborateurs d’Omar Bongo sont également rentrés dans la dense avec une virulence inouïe.

La fougue des uns et des autres a fait craindre le chaos. Mais le président élu, Ali Bongo Ondimba, a réussi à maintenir l’équilibre de la nation.

Ali Bongo Ondimba s’appuie sur la majorité absolue héritée de son défunt père dans les deux chambres du parlement (Assemblée nationale et Sénat) pour conduire ses reformes.

Le 28 décembre 2010, les deux chambres du parlement réunies en congrès ont adopté haut les mains, une révision constitutionnelle fortement contestée par l’opposition. Voulue par le président de la République, la révision visait à corriger certaines faiblesses constatées lors du décès du président Omar Bongo.

Le pays est parvenu, sans anicroche, à conduire la douloureuse reforme visant à industrialiser le secteur forestier. A ce titre l’exportation de bois brut a été interdite dès janvier 2010. Un petit délai de grâce de 3 mois a été accordé aux exploitants forestiers pour écouler leur dernier stock.

Malgré les pertes massives d’emplois et les récriminations des puissants lobbies, le gouvernement a tenu bon et les usines de transformation du bois, l’une des principales richesses du pays commencent à fleurir un peu partout.

Le pouvoir a aussi reformé les finances publiques et mis beaucoup d’ordre dans la gestion des biens publics.
C’est sur le plan des infrastructures que le Gabon a réalisé un grand progrès. A Libreville, la capitale du pays, de nombreuses routes défoncées ont été refaites. De nouvelles voies ont vu le jour, facilitant ainsi la circulation dans une ville autrefois minée par des embouteillages parfois monstrueuses.

35 milliards de francs CFA (70 millions de dollars) ont été investi en 2010 pour refaire la capitale et sa banlieue. L’enveloppe cadrait avec la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance du pays.

Les investissements se poursuivent encore dans la capitale dans le cadre des préparatifs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) dont le Gabon co-organise la phase finale en 2012 avec la Guinée Equatoriale. Des échangeurs, des stades et des résidences sont en cours de construction à Libreville et dans la province du Haut Ogooué (sud est) retenus pour accueillir la compétition.

Le gouvernement a poursuivi les travaux de construction de la route nationale No 2. Les travaux confiés à des sociétés espagnole et chinoise sur un financement de la Banque africaine de développement se déroulent de manière "satisfaisante", selon un expert du ministère des Travaux publics.

Le Gabon a aussi engagé des travaux de construction de nouveaux barrages hydroélectriques sur le fleuve l’Okano (nord) et les chutes de l’Impératrice dans la province de la Ngounié (sud) pour combler son déficit en électricité. Ces barrages s’ajouteront à celui du Grand poubara dans la province du Haut Ogooué (sud est) exécuté depuis 2 ans par une société chinoise.

De tout point de vue, 2010 a été l’année de la relance de l’économie du Gabon qui s’essoufflait pendant les dernières années d’Omar Bongo Ondimba.

"Le bilan 2010 est positif", a commenté avec satisfaction le secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) dans une conférence de presse le 30 décembre.

Au niveau international, les efforts de développement engagés par le Gabon ont permis de gagner 9 places sur l’indice du développement humain (IDH), classement PNUD de l’année 2010. Le Gabon occupe le 93ème rang mondial contre le 102ème rang en 2009.

Quant à Transparency International, la puissante organisation vient de classer le Gabon parmi les 20 pays les moins corrompus du continent africain dans son dernier rapport annuel.

Pendant ce temps, notre frère MBA OBAME André gesticule pour ne pas se faire oublier. Rappelons que son sujet de thèse au Canada fut consacré à (tenez vous bien), "La déstabilisation d'un système politique de l'intérieur". De quoi inquiéter fortement l'opinion nationale sur la voracité intellectuelle du "digne" fils de Medouneu, dont les "parents" viennent d'offrir à ALI BONGO ONDIMBA lors de son dernier périple républicain dans le Woleu-Ntem, deux titres fonciers tout en l'invitant à construire un pied-à-terre. Juste de  quoi enrager davantage le petit protégé de "Malabo".

2011 sera t-elle une année tourmentée ou juste mouvementée?

Wait and See...

Sources: Echos du Nord

Quand Michel Debonnecorse veut faire de Mba Obame le symbole de la Françafrique

http://www.grioo.com/images/rubriques/23/7816.jpgFier d'un passé horrible dont la seule évocation suffit à l'amener devant le TPI pour crimes organisés, association de malfaiteurs et spoliation systématique de pays souverains, Michel de Bonnecorse, le nouvel Ami d'André Mba Obame, s'est pavané le 09 décembre derneir sur les antennes de france 2 dans le documentaire consacré à la Françafrique: 50 ans sous le sceau du secret.

tout imbu de sa personne et de son oeuvre de "bienfaisance" dans ses colonies d'exploitation "Noire", il a fait l'apologie de tous ses "crimes" avec son allier Maurice Robert. ce qui est vrai, c'est que avec de tels aveux, pas si sûr qu'un cheveu d'un magistrat de la cour de cassation puisse se dresser. car cette institution judiciaire est devenue en l'espace de quelques années, le nouveau "ministère des colonies" selon l'expression du journaliste enquêteur Pierre PEAN, en ce sens que la cour de cassation française, 50 ans après les indépendances, et par son célèbre arrêt de Novembre 2009 sur les biens dits "mal acquis", s'est arrogé le droit de dire ce qui bon et ce qui est mauvais pour les indigènes des "colonies africaines".

Notre Michel de Bonnecorse, non content d'avoir vu les chiffres d'affaires des "sociétés coloniales" regresser, simplement parce que désormais, toutes les offres sont soumises à la procédure des marchés publics et qu'il n' ya plus de place pour une quelconque exclusivité, a décidé de frapper du point sur la table. dans son premier décret de nouveau Gouverneur des colonies, Michel de bonnecorse a décidé qu'andré Mba Obame a obtenu 42% à l'élection présidentielle du 30 août 2009. 42% pile, sans décimale, voilà au moins un décret qui a le mérite d'être clair.

ainsi, un an après l'élection, alors que la page est tournée, que le pays est au travail, que le Gabon est respecté sur la scène internationale, une barbouze, sortie on ne sait quel coin de france, n'étant ni fonctionnaire français, ni ancien observateur à ladite élection, ni membre des services de renseignement français, ni porte parole du quai d'Orsay, ni porte-parole du Gouvernement, ni ministre français, ni premier ministre français ,ni président français, ni représentant d'un parti politique, ni rien,  Simplement qu'il s'appelle De bonnecorse, décrète au nom de la colonie du Gabon qu'il a tant exploité que Mba Obame a eu 42%. Une autre paranoïa. il n'en fallait pas plus pour donner des ailes à l'illuminé de Medouneu qui a couru le soir même dans tout Paris à la recherche de Michel de Bonnecorse pour l'avoir nommé président du Gabon. Ne pouffez pas de rire. c'est sérieux.Quand on vous dit que Mba Obame est paranoïaque.

Aux dernières nouvelles, il serait en discussion avec france 2 pour acheter les droits du film. ainsi, chaque jour qui passe, ce film passera sur TV+, surtout l'extrait où de Bonnecorse le nomme président. il tient enfin ce qu'il était parti chercher en france depuis des mois.Pour sa campagne aux législatives de 2011, l'illuminé de Medouneu se prépare à la propagande et à la désinformation; Ainsi passeront en boucle les propos de  de Bonnecorse sur TV+.

Comme il s'en fout des institutions du Gabon qui ont fait de lui le député qu'il est , comme il s'en fout de la communauté internationale, de l'ONU, de l'union Africaine, de l'Union européenne, de la France, des Etats-Unis, de la CEMAC, Mba Obame ne croit qu'en de Bonnecorse, la seule institution crédible à ses yeux. Une vrai institution coloniale.

Les vrais résultats: http://images.vefblog.net/vefblog.net/u/j/ujpdg-france/photos_art/2010/12/UJPDG-France129285214562_art.jpg

 Sources: Echos du Nord

Comment le Fauteuil Présidentiel a-t-il de nouveau échappé au " Moïse du Gabon"

La joie de l'illuminé de Medouneu,  "Moïse" n'aura duré que quatre jours. Après la diffusion du documentaire sur la françafrique et les déclarations de Michel de bonnecorse sur l'élection présidentielle gabonaise le 30 août 2009, donnant un score de 42% au candidat "Moïse", contre toute attente, Michel de Bonnecorse est revenu sur ses propos, expliquant  sur la télévision 3A Télésud qu'il s'agissait d'une erreur de montage. D'ailleurs ce que les gabonais et l'ensemble de l'opinion attendent de lui aujourd'hui, est qu'il se dédise publiquement sur les plateaux de France 2, média du service public français qui a relayé le fameux documentaire.

Il ne se reconnait pas du tout dans les propos qui ont été diffusés et qui sont attribués. Voilà un démenti qui vient ruiner de façon évidente toute la stratégie de "Moïse" qui comptait sur ce petit bout de phrase pour exister à nouveau. Politiquement parlant. Pauvre "Moïse". Il a du prolonger  son séjour dans son impressionnant hôtel particulier de  Neuilly-sur-Seine. Comment pourrait-il rentrer au pays avec un panier vide: six mois en France, pour rien, cadeau!?. Si ce n'est pas la honte, ça doit certainement être autre chose. Décidément, en dehors de lui-même, plus personne n'est convaincu qu'il a gagné une élection.

Le dernier et seul soutien sur lequel il comptait énormément s'est envolé hier avec une précision chururgicale. De Bonnecorse s'en est lavé les mains après qu'on lui ait attribué des propos qu'il ne reconnait pas avoir tenu. C'était presqu'un assassinat en direct pour "Moïse", qui a du suivre ce démenti en cherchant vainement à étouffer le son de la télé. Mais il a oublié qu'au même moment que lui, tout le monde a suivi l'émission et s'est fait une idée claire du champion de la revendication.

 D'ici là qu'il dise que Michel de bonnecorse a menti, et vous retrouverez le vrai "Moïse". Car pour  "Moïse" alias "MOA", la vérité n'est valable que quand elle est de son côté. Quand elle lui donne un avantage. Quand la vérité lui donne tort, il bande ses yeux et enfonce aussitôt la tête dans le sable, croyant, comme l'autruche qu'il  est caché, alors que tout le corps est visible. Reste maintenant à France 2 de diffuser le démenti de michel de Bonnecorse dont elle a fait le pivot de son argumentaire dans ledit documentaire.ce démenti s'impose avant la diffusion de la deuxième partie du documentaire intitulé: l'argent Roi. car si des démentis fleurissent déjà à peine quatre jours après sa diffusion, c'est que le socle même de ce travail à charges est erroné.

Pauvre Maurice Delauney, s'il était encore vivant, il aurait certainement eu des choses à redire ou à retirer dans les propos qui lui ont été attribués lui aussi. Il paraitrait même que Monsieur Salles serait prêt aussi à faire un démenti. une avalanche de vérité qui fait frémir le très orthodoxe régisseur de la politique africaine, Antoine Glaser dont les efforts consistant à déstabiliser les Etats africains à partir d'une vérité fabriquée sont en train de se détruire petit à petit. Face à un argumentaire démonstratif, où il fallait produire un discours de justification, finalement, à y regarder de trop près, les réalisateurs se sont quelque peu mêlés les pinceaux. De petites erreurs de montage qui viennent de coûter "la présidence" à l'illuminé de Medouneu: M.O.A. Le Pauvre!

Le 30 Décembre dernier, il a regagné Libreville où une petite foule à laquelle on avait pris le soin de glisser quelques petits "Myboto-CFA"(rire), est venue faire semblant de l'applaudir. Il lui faudra encore du temps, beaucoup de temps avant de digérer sa débâcle du 30 Aout 2009. L'heure est aux calculs, aux stratégies: Comment neutraliser la réussite d'Ali Bongo Ondimba? Comment à nouveau radicaliser le woleu-ntem? Telles sont les problématiques auxquelles tente de  répondre le "Moïse de Meudouneu", pardon du Gabon(sic). 

Sources: Echos du Nord

FAUT-IL REGLER LES COMPTES A ZACHARIE MYBOTO?

Au cours de la conférence de presse qu’il a animée, en marge du dernier conseil des ministres à Oyem, interrogé sur le fait que l’opposition gabonaise l’a accusé d’avoir “ truqué ” son élection, et demande que la communauté internationale exige son départ, comme elle l’a exigé de Laurent Gbagbo, le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba, a rétorqué :  « toute comparaison avec d’autres pays me paraît complètement superflu. Ce président s’est vu reconnaître par toute la communauté internationale. Le Gabon a été élu au Conseil de sécurité de l’ONU et son Président comme Vice-président de l’Union Africaine. Le Président du Gabon a été reçu par un certain nombre de personnalités à travers le monde. Si elles avaient connaissance d’une +mauvaise élection+ et autres +fraudes massives+, elles ne se seraient pas donné la peine de nous recevoir ou d’honorer notre pays en l’accueillant au sein d’un certain nombre d’organisations importantes ».




Après une telle réponse du chef de l’Etat, qui s’affirme de jour en jour, il a semblé inutile à plusieurs personnalités du pays de répondre à Zacharie Myboto, pour qui certains ont certes du respect, mais qu’ils ne considèrent nullement comme un chef, capable d’assumer la haute fonction de chef d’Etat. La qualité de Président de la République ne saurait être prise avec légèreté. Tout peuple averti ne peut se permettre de confier la gestion du pays à n’importe qui.

« Zacharie Myboto n’est pas du tout sérieux, et loin d’être honnête. Agé aujourd’hui de 72 ans, il aurait pu s’organiser en homme d’affaires, en créant des entreprises au Gabon. Les moyens financiers en sa possession, grâce au kidnapping affectif qu’il a su exercer sur feu le Président Omar Bongo Ondimba, devraient lui permettre de créer des emplois au Gabon. Car, aux yeux de bon nombre de nos compatriotes assez responsables, Zacharie Myboto traîne cette mauvaise image d’un homme sans cœur, sans pudeur et prêt à tout pour assouvir sa voracité du pouvoir  », a indiqué un gabonais qui a requis l’anonymat. Sans aucun état d’âme n’avait-il pas jeté sa fille Chantal Myboto dans les bras d’Omar Bongo, histoire de prendre celui-ci en otage ? S’interroge-t-il ?


Pour plusieurs Gabonais, le Premier ministre, Chef du Gouvernement doit prendre ses responsabilités après une telle déclaration à l’endroit du Chef de l’Etat pour porter plainte contre ceux qui ont tenu des tels propos.
« Mais c’est surtout au Premier ministre, chef du gouvernement que nous allons nous adresser, pour savoir si le fait d’être dans l’opposition, voudrait que l’on soit au-dessus des lois de la République. Comment qualifie-t-il l’accusation faite publiquement au chef de l’Etat, le reprochant d’avoir truquées les élections ?
Alors que le commun des citoyens sait qu’après ces élections des recours ont été introduits auprès de la Cour Constitutionnelle, celle-ci a vidé tous les contentieux devant les avocats de ceux qui avaient porté des recours, avant l’investiture du Président de la République. Une accusation dénuée de tout fondement, qui n’est étayée d’aucune preuve. N’est-ce pas là un délit qui mérite d’être puni par la loi ?

Le Premier ministre est mieux placé que quiconque pour savoir que les agitations de Myboto ne sont rien d’autre que de la diffamation à l’endroit d’un chef d’Etat, première institution de la République. A quel moment, et surtout en quelles circonstances, le chef du gouvernement peut-il se présenter au peuple en +bouclier+ de celui qui l’a nommé à ce poste ? Nous pensons que le Premier ministre doit montrer des exemples. Et dans le cas d’espèce, doit traduire Myboto et ses semblables devant les tribunaux pour +diffamation+ », ont-ils indiqué.

Et de poursuivre : « le Président de la République n’est pas un homme seul. Et les proches du Président Ali Bongo Ondimba ont la gourde pleine. Non seulement Zacharie Myboto se sent très bien dans sa peau de grand-père de la petite sœur d’Ali Bongo Ondimba, mais mieux, ses enfants ont épousé des frères ou sœur de ce dernier. Ursula Djoué Dabany par exemple, fille aînée du regretté oncle d’Ali Bongo Ondimba, le colonel Djoué Dabany, vit maritalement avec un certain Eric Myboto. Trois enfants sont issus de cette union. A se demander si Myboto ne recherche pas un affrontement entre familles ».

Selon les observateurs de la scène politique nationale, il est temps pour Zacharie Myboto d’être sérieux, et de laisser Ali Bongo Ondimba faire avancer le “ Train du Gabon Emergent ”. Qu’il comprenne qu’à 72 ans, il doit plutôt penser à passer le relais et encadrer la jeunesse si on fait allusion aux propos de Mba Obame André qui l’a appelé « doyen ». Ali Bongo Ondimba ira au terme de son mandat. Zacharie Myboto aura alors 79 ans. Et comme nous le souhaitons déjà, il “ rebelotera ” certainement avec succès. Alors Myboto aura, au terme de ce deuxième mandat 86 ans. Autant dire une loque humaine.
Par Sam Baron

Biens Mal Acquis: Toute l'Histoire cachée (complicités, intérêts financiers et conspirateurs) au Grand Jour

Alors que la Cour de cassation venait de rendre son arrêt autorisant la relance de l’enquête sur les « biens mal acquis » , le journaliste d’investigation , Pierre Péan , a lancé mercredi  dernier à Paris , un livre accablant sur les actions conduites en Afrique centrale par les ONG telles que Survie , Sherpa et Transparency International à l’origine de cette affaire.


Pierre Péan, celui par  qui la vérité a éclaté
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Dans cet ouvrage qui compte près de six cents pages , l’auteur démontre de façon implacable et preuves à l’appui le comportement criminel de ces institutions qui prétendent se battre pour les droits de l’homme et la bonne gouvernance. Au coeur du système, démontre-t-il , se trouve l’avocat français , William Bourdon , celui-là même qui s’efforce depuis des mois de réduire au silence la presse congolaise , en l’attaquant devant les tribunaux français.

Intitulé "Carnages" et sous-titré « Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique », le livre de Pierre Péan montre comment les puissances extérieures au continent s’efforcent de poursuivre la colonisation du Bassin du Congo en favorisant les conflits ethniques et en déstabilisant les régimes en place.

Il démonte, en particulier, le mécanisme infernal qui a provoqué le génocide rwandais à la fin du siècle dernier. « Depuis 1994, la Françafrique agit comme un dense écran de fumée qui ne laisse voir de l’Afrique que les prétendues conséquences des agissements diaboliques perpétrés par la France depuis la fin du XIXe siècle, et masque complètement les actions entreprises, depuis la chute du Mur de Berlin, par de nouveaux grands acteurs extérieurs qui ont pourtant très largement éclipsé les «néocolons» français.

Créateurs et propagateurs de ce nouveau concept ont objectivement aidé Washington, Londres, Jérusalem et Bruxelles à gagner la guerre médiatique menée contre la France en lui imputant la responsabilité d’actes qu’elle n’avait pas commis et en empêchant que leurs vrais responsables soient désignés et inquiétés.

Bref , la «Françafrique» est le faux nez dissimulant les menées de divers intérêts, surtout anglo-saxons. Surfant sur une « tendance lourde » parmi les intellectuels hexagonaux et les bonnes âmes engagées au service des populations défavorisées du Sud, l’association Survie a réussi à élever de nombreux décibels le volume des « sanglots de l’homme blanc » français.

En inscrivant la prétendue complicité française dans le génocide rwandais dans une dérive naturelle du colonialisme et du néocolonialisme français, Survie est entrée dans la catégorie des ONG dont Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin (1997-2002), résume ainsi le discours : combiné avec celui des médias, il vise « à décrédibiliser les gouvernements, à suspecter les États et à idéaliser la société civile dont les ONG seraient l’expression ( plus que le corps électoral ! )…

Tout cela était simplet et inutilement polémique, et a contribué à donner aux Français une vision fausse et irréaliste du monde actuel…» Les images-choc de Rwandais tués à la machette ensanglantent, dramatisent et contribuent à fausser la vision des rapports entre la France et ses anciennes colonies. Pour compléter les effets ravageurs de l’exhibition des victimes rwandaises, les dirigeants de Survie ont remplacé le terme usé de «néocolonialisme» par un concept beaucoup plus efficace, qui claque comme un coup de fouet : celui de la «Françafrique» –entendez : «France-à-Fric».

La «Françafrique» n’a nul besoin d’explications savantes pour être comprise, chacun pouvant l’interpréterà partir de la juxtaposition de ces deux mots que tout le monde connaît et dont l’un (fric) a pour effet immédiat d’abaisser et de salir l’autre, la France. Dans un monde de plus en plus privé de repères, où les idéologies ne sont plus guère à la mode, Survie a réussi à assurer la fortune d’un concept simplificateur dont la principale vertu est d’être immédiatement intelligible, de produire des analyses « radicales » qui semblent aller de soi. Une vision négative de l’Afrique La Françafrique a fait florès.

D’abord dans les médias qui l’utilisent à tous propos, probablement parce qu’il est simple et vaut éditorial à lui seul, évoquant sans mal les coulisses sordides du pouvoir où s’échangent force valises de billets distribués par des  prétendus dictateurs africains affamant leurs peuples. Grosso modo, la plupart des journaux ne parlent de l’Afrique qu’à travers le prisme de laFrançafrique, c’est-à-dire à partir d’une vision négative où il n’est question que de corruption et où la France est responsable de tous les maux affectant le continent noir.

Associations de défense des droits de l’homme et ONG humanitaires portent haut cette bannière, mais beaucoup plus surprenante est l’acceptation quasi générale de ce concept, qui vaut condamnation de la France, par les politiques de droite comme de gauche.

Jean-Marie Bockel, premier secrétaire d’État à la Coopération de Nicolas Sarkozy, n’attendait-il pas avec impatience le décès de la Françafrique ? Deux personnages sont à l’origine de ce beaucoup médiatique : Jean Carbonare, président de Survie jusqu’en 1994, et François-Xavier Verschave, son successeur à la tête de Survie.

Le premier, au passé contesté était considéré par ses propres amis d’enfance comme un «affabulateur extraordinaire». La date de lancement du concept de Françafrique soulève de graves questions sur les véritables intentions de ses promoteurs. L’année1994 marque en effet une véritable rupture dans la politique africaine de la France. Or Survie n’en tient pas compte et décrit une situation qui était grosso modo valable dans les années 60 et 70, c’est-à-dire à l’époque où Jacques Foccart était le grand manitou des «affaires africaines».

Dans la décennie 80, François Mitterrand n’aura pas changé fondamentalement les relations spéciales, voire incestueuses, que la France entretenait avec certains chefs d’État africains, mais il aura néanmoins amorcé une certaine évolution sous les effets conjoints des débuts de la mondialisation et du coût de plus en plus élevé de ces relations. Quatre mois avant le sommet de La Baule, tournant décisif de la politique africaine de la France, un article intitulé « Que faire de l’Afrique noire ? », paru dans Le Monde du 28 février 1990 et signé d’un certain Victor Chesnault, qui est en réalité un haut fonctionnaire du ministère des Finances, siffle la fin de la récréation et laisse deviner les réflexions qui agitent les décideurs –surtout financiers – de la politique africaine.

D’entrée de jeu, l’auteur parle de « l’Afrique en perdition. Du continent noir, devenu un conservatoire des maux de l’humanité, ne nous parviennent plus que des appels à la rescousse […]. L’aide qu’elle a reçue a été si bien recyclée, privatisée, puis transférée à l’étranger par ses élites, que leurs fortunes cumulées sont aujourd’hui supérieures à la dette des pays concernés. » Tout l’article est de la même eau, mais l’auteur estime que « nous (la France) sommes largement responsables de ce désastre », car « nous avons constamment eu peur d’agir sur les vrais problèmes pour ne pas affecter des relations bilatérales délicates. Nous avons ressassé ce pathos sur le développement, imprégné du vocabulaire de la macro-économie cher au FMI et à la Banque mondiale, qui est le masque de notre hypocrisie. »…

Avec la fin des idéologies F.X. Verschave en créa une autre dont il fut le militant radical, rappelant les staliniens de la grande époque de qui la mauvaise foi était l’arme principale. Son but ultime a été, jusqu’à sa mort, de faire condamner la France pour complicité de génocide par un tribunal, quel qu’il soit. Il estimait qu’une telle condamnation ferait exploser la Françafrique. Aimait-il l’Afrique ? Rien n’est moins sûr.

C’est d’abord la France qui l’intéressait : il ne se déplaçait quasiment jamais en Afrique. « Je n ’ai pas besoin d’y aller [en Afrique noire] pour savoir ce qui s’y passe. Pas plus que Fernand Braudel n’a eu besoin de vivre dans la Méditerranée du XVIe siècle pour en reconstituer l’histoire. » Et Me Jacques Vergès d’ironiser : « Monsieur Verschave est un Tintin qui ne va pas au Congo de peur de rencontrer le lion. » Il ne voyait des Africains que dans son bureau parisien ou dans les cafés, il n’écoutait que des opposants aigris feignant de ne pas être libres dans leurs pays ; il était convaincu de savoir où était leur bien, et ce qu’il fallait penser.

Son sentiment de supériorité sur les « nègres » était si fort qu’il exorcisait ses démons en crachant, vitupérant, vomissant des insanités sur son pays et sur les dirigeants africains proches de la France. Pour Vergès, Verschave était un colonialiste qui aspirait à devenir le « grand sorcier blanc » des Africains francophones, qui, depuis Paris, édictait les commandements que les dits Africains devraient suivre, à commencer par «vider», les armes à la main, leurs chefs d’État.

Dans la dénonciation de cet univers manichéen, M. Verschave retrouve les accents de l’extrême droite des années trente, le ton de Gringoire, les bons sentiments en plus et le talent en moins. Nous savons déjà le mépris qu’il manifeste pour les dirigeants africains francophones, quelsqu’ils soient. […] Mais cette hargne n’excepte pas la société française dans toutes ses composantes.

François Xavier Verschave, le Gourou précurseur
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 Pour parvenir à ses fins, Verschave – et c’est vrai pour ses successeurs – n’avait cure de la complexité politique, et des réalités africaines. Ce qui lui importait, c’était de collecter et d’accumuler assez de munitions pour dénoncer, stigmatiser, condamner.  Dès qu’il lisait dans n’importe quel journal, publication ou livre, une phrase pouvant trouver place dans son système caricatural, il la découpait et la déposait dans sa corbeille à méchancetés. Verschave n’enquêtait pas, il faisait du « copier-coller» à partir des papiers des autres, et compilait.

Alors que, pour Survie, tous les problèmes actuels des anciennes colonies sont encore aujourd’hui imputables à Paris...

L’ENTREE EN SCENE DE WILLIAM BOURDON
Au fil des ans, grâce au corpus idéologique caricatural et à l’énergie de Verschave, associés au plaisir malsain de nombreux « repentants » français, Survie a su trouver des alliés de poids qui l’ont accompagnée dans ses combats et ont largement diffusé le concept de Françafrique dans le corps social. Disons que, grosso modo, la grande masse des journalistes, « droits de lhommistes », associations impliquées dans l’aide aux pays du Sud, intellectuels, militants Verts, du PCF,du Parti Socialiste et gauchistes, tiennent Survie pour un pôle de référence.

D’abord compagnon de route de Survie sur le dossier «Rwanda», Me William Bourdon va en devenir, après la mort de François-Xavier Verschave, la figure emblématique et médiatique, brandissant haut et fort la bannière de  la Françafrique. Né à Neuilly, William Bourdon est issu d’un milieu grand bourgeois : il est un descendant d’Édouard Michelin, fondateur de la firme de pneumatiques, mais aussi d’un professeur au Collège de France ; il rêvait d’être diplomate, mais son échec à l’ENA l’a contraint à prendre une autre voie, celle d’avocat, qui lui permettra néanmoins plus tard d’intervenir dans les relations internationales.

Un art qu’il aura appris aux côtés de grands noms du Barreau, notamment Philippe Lemaire et Jean-Pierre Mignard, nourri par l’étude des « effets» à l’école Charles-Dullin et par une ardente passion pour la politique. Dès le milieu des années 80, il va mener parallèlement deux activités : celle de l’avocat pénaliste classique et celle du défenseur des droits de l’homme, comme s’il tenait constamment à racheter son appartenance à une lignée grande bourgeoise devant sa fortune aux colonies et à rééquilibrer ses choix privés par des engagements forts contre la politique africaine de la France.

Il semble ne pas voir de contradiction à défendre Hannibal, fils du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, alors chef des renseignements extérieurs libyens, Loïk Le Floch-Prigent, symbole d’une Françafrique qu’il condamne, ou William Lee, qui passait pour un agent américain et figura un temps sur la liste des agents de la CIA expulsés par Charles Pasqua, tout en étant l’homme-clé de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) de 1994 à 2000, y assurant les fonctions de secrétaire général adjoint, puis de secrétaire général.

Ayant bien compris les mécanismes du fonctionnement de la «société civile», notamment de son instrumentalisation possible par le biais des ONG, il décida en 2002 de créer la sienne, SHERPA, visant à faire que la mondialisation «s’effectue dans le respect d’une éthique globale».

Me William Bourdon ne renierait sûrement pas l’affirmation d’un universitaire américain selon lequel les ONG seront probablement «l’un des moyens de déstabilisation les plus efficaces dans le futur». De nombreuses actions publiques de William Bourdon s’inscrivent en effet dans une telle perspective.

Profitant de la décrédibilisationde la classe politique, les ONG ont réussi, depuis le début des années 90, à se parer à la fois de la légitimité du bien commun et de la fiabilité du désintéressement, encouragées en cela par les médias qui fonctionnent «en miroir» avec elles. L’avocat est allé chercher à Survie – et ce n’est évidemment pas un hasard – sa principale collaboratrice, Samira Daoud, recrutée sous forme d’un «emploi jeune».

Déjà conseil de Survie, il utilise les réseaux de l’association pour amplifier ses campagnes de sensibilisation. Si «plusieurs autres avocats gravitent autour de Sherpa, il apparaît que les piliers sont William Bourdon et la coordinatrice.»

LE FINANCEMENT DE SHERPA :

William Bourdon(le fameux Avocat)
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Le financement de SHERPA livre de précieuses indications sur l’environnement dans lequel travaille William Bourdon et éclaire les motivations réelles de ses combats.

On y trouve la fondation Sigrid Rausing Trust, basée à Londres, liée à des fondations américaines et qui a la particularité de dénoncer régulièrement le rôle de la France au Rwanda. Le plus important contributeur est l’Open Society Institute derrière lequel se cache Georges Soros, le milliardaire américain d’origine hongroise qui faillit faire sauter la Banque d’Angleterre en spéculant sur la livre sterling. « Investisseur du groupe américain Carlyle, un important fournisseur du Pentagone, Soros a aussi été très proche de la famille Bush avant de se rallier à Obama.»

 Georges Soros (Le principal "bailleur de fonds")
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Le combat de Soros pour la transparence des industries extractives masque une lutte sans merci contre les pays souverains du Sud, en sorte que les sociétés multinationales anglosaxonnes puissent accéder sans contraintes aux ressources naturelles, notamment celles du continent africain, au nom de la lutte contre la tyrannie et la corruption.

C’est ainsi qu’une association du groupe Soros, Publish What You Pay (Publiez Ceque Vous Payez), aidée en cela par la propagande de Global Witness, autre groupe financé par le même magnat, a exigé que des nations possédant des ressources naturelles de valeur soient contraintes de céder aux sociétés multinationales et au gouvernement britannique toutes les données de leurs transactions relatives à ces ressources, afin d’endiguer la corruption.

En 2002 Tony Blair entérina cette proposition de Soros. L’année suivante, le Premier Ministre britannique cré a l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (EITI), agence basée à Londres et qui, autour de la Shell Oil anglo-hollandaise, rassemble aujourd’-hui Anglo Gold Ashanti, Barrick Gold, BHP Billiton, DeBeers, Freeport-McMoRan Copper& Gold, Gold Fields, Katanga Mining Limited, Newmont , Rio Tinto et des compagnies pétrolières telles que Chevron, Conoco Philips,Eni, Exxon Mobil, Hess, Pemex et Petrobras.

Depuis 2006, le secrétariat d’EITI est installé en Norvège et relève de la gestion de Soros grâce à l’argent versé par l’Open Society Institute et par des membres du conseil d’administration provenant d’agences de Soros telles que Publish What You Pay, Revenue Watch Institute et Global Witness. Global Witness, qui figure aussi sur la liste des donateurs de SHERPA, a travaillé en étroite relation avec Bourdon pour lancer et alimenter la campagne des « Biens mal acquis » visant trois Chefs d'Etat africains en exercice, S.E El Hadj Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso et Théodore Obiang Nguema , campagne qui s’inscrit parfaitement, nous le verrons, dans le cadre des objectifs poursuivis par Soros.

Bourdon peut donc passer pour un des sherpas de Soros, inscrivant son action dans un mouvement d’inspiration anglosaxonne. Inscription soulignée par sa coopération ave l’ONG Transparency International, dont il est l’avocat en France. Le rapport Carayon au Premier ministre, a pu dire de Transparency qu’elle exerçait « un magistère moral exclusif sur l’éthique des affaires internationales, distribuant ou retirant les bons points aux États à partir de critères subjectifs assumés comme tels », et qu’elle participait activement du souhait des Américains d’exporter leur législation anticorruption.

 Le Député Bernard Carayon, auteur du rapport remis au Premier Ministre sur les agissements de T.I.
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Et Bernard Carayon, député UMP du Tarn, de regretter que « la France ait sous-estimé le poids de ces nouveaux acteurs du jeu international, leur capacité à s’ériger en concurrents directs des États et des organisations internationales ». D’autant plus que Transparency International serait « financée par les grandes entreprises US sous l’oeil bienveillant de la CIA », et que certains dirigeants de l’ONG auraient même des liens personnels avec l’agence de Langley.

L’AMPLIFICATION PAR LES MÉDIAS :

En créant sa propre ONG et en travaillant en réseau à la fois avec la française Survie et de puissantes ONG anglo-saxonnes, Me William Bourdon est devenu une voix puissante, encore amplifiée par un fréquent recours aux médias, friands de dénonciations sans risques comme de taper sur les Présidents El Hadj Omar Bongo Ondimba  ou Sassou.

L’avocat a réussi à avoir accès à la plupart des médias français et même à nouer une relation privilégiée avec deux d’entre eux, Libération et Bakchich : il est coprésident de la Société des lecteurs de Libération depuis 2006, et est un «ami de Bakchich» et son avocat. Avocat également de SOS Racisme et de Médecins Sans Frontières, Me William Bourdon est devenu un des grands prêtres de la «ROC9». Pour faire triompher ses causes africaines, il lui arrive de prendre certaines libertés avec les faits et n’est pas toujours très regardant sur ses compagnons de route.

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Mais la remarque vaut pour Survie, Transparency, Global Witness et autres.  William Bourdon ne semble pas gêné de faire cause commune avec Georges Soros, ce spéculateur déguisé en militant des droits de l’homme et qui fit du Feu Président Omar Bongo Ondimba, jusqu’à sa mort, sa principale cible.

Il se trouve que j’ai (Pierre Péan) bien connu Omar Bongo (depuis1964 !), et mieux que quiconque je connaissais ses défauts, mais aussi ses qualités. Comme je l’ai déjà écrit, « si le Gabon n’est pas le paradis, je n’y connais pas d’affrontements ethniques, il y règne la paix civile, chacun peut y critiquer le chef sans risquer de se retrouver dans un cul de basse-fosse. Le pays n’est pas montré du doigt par Amnesty international.

L’ORACLE MÉDIATIQUE SUR L'AFRIQUE :

Aidé de ses réseaux Bourdon est ainsi devenu l’oracle médiatique sur l’Afrique, réussissant par un tour très habile à réduire les questions africaines à la Françafrique, plus précisément aux biens immobiliers acquis à Paris par certains Présidents africains. Le ton utilisé contre eux est volontiers méprisant,voire à connotations racistes.

Imagine-t-on un instant un article de cette encre publié dans « Le Figaro» ou « Le Monde» parlant des biens immobiliers de l’émir du Qatar, plus importants que ceux des familles Bongo et Sassou réunies ?

S’est-on posé des questions sur les raisons de la généralisation des pratiques de ce qu’on appelle en Occident la « corruption» ? Sur la coexistence de deux mondes, traditionnel et moderne, et sur ses conséquences dans le domaine des circuits financiers ? Sur la nature des rapports entre pouvoir et argent en Afrique ? Sur les raisonsde la longévité d’un homme de la stature d'Omar Bongo Ondimba ?

Les objectifs poursuivis par les Bourdon/SHERPPA et autres militants de Survie, Global Witness et Transparency, ne relèvent pas de la recherche de la vérité, mais d’un propos politique.

LE BUT ?
Voir déstabiliser les pays africains proches de la France, en voir chasser les Présidents actuellement au pouvoir, quitte à instrumentaliser quelques ressortissants pour tenter de soulever la population contre ses dirigeants. Lorsque le gouvernement gabonais avait  réagi en emprisonnant quelques jours cinq représentants de ces ONG, grands concerts de protestations dans la presse française.

Quel média a donné la parole au ministre de l’Intérieur gabonais  de l'époque qui disait pourtant, le 9 janvier 2009, des choses intéressantes ?
«Pour provoquer ce mouvement insurrectionnel, ces ONG françaises ont recruté des citoyens gabonais en France et au Gabon. Ces compatriotes ont organisé à travers le pays des réunions secrètes dans des lieux et avec des personnalités que nous nous gardons de révéler aujourd’hui.

Ces rencontres visaient à préparer le terrain avant la publication dans la presse nationale d’une lettre ouverte adressée à “ Monsieur El Hadj Omar Bongo Ondimba, président de la République gabonaise”, signée par un dénommé Bruno Ben Moubamba. Cette lettre, aux termes durs empreints de diffamation devait servir de détonateur au soulèvement recherché. « La plupart des journaux nationaux ont été approchés par Monsieur Ben Moubamba, introduit par Messieurs Ngwba Mintsa et Marc Ona Essangui, pour publier cette lettre ouverte.

Tous ont librement choisi de ne pas publier cette lettre, malgré le niveau élevé des contreparties financières qui leur étaient proposées. Les documents font état d’une enveloppe globale de près de 300 millionsde FCfa, soit plus de 500 mille euros. D’importantes sommes d’argent ont égalementété distribuées aux participants de nombreuses réunions de recrutement et d’enrôlement tenues secrètement à Libreville et à l’intérieur du pays.

Bruno Ben Moubamba, une des pièces maitresses de la tentative avortée  au Gabon

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«Monsieur Bruno Ben Moubamba et ses complices se livrent depuis plusieurs mois, avec le soutien moral et financier d’organisations étrangères, à des tentatives de recrutement ou d’enrôlement de Gabonais en vue de se rallier aux ONG françaises qui ont déposé une plainte en France contre la personne du Chef de l’État. C’est ainsi qu’est présentée aujourd’hui aux autorités politiques, judiciaires françaises et européennes une liste de 72 ONG regroupées au sein d’une nébuleuse dénommée “Acteurs libres de la société civile gabonaise”.

« Les 72 ONG en question ont déjà indiquéau ministre de l’Intérieur qu’elles ne se reconnaissaient pas dans cette tentative téléguidée depuis Paris par les ONG Sherpa, Survie et Transparency France, visant à faire croire à une adhésion massive de la société civile gabonaise à leur manoeuvre de déstabilisation de notre pays. » Me Bourdon n’a pas davantage signalé àses amis journalistes que le 16 avril 2009, les représentants de la société civile gabonaise avaient tenu une conférence de presse à Libreville « pour dénoncer l’instrumentalisation dont ils sont victimes par des acteurs indépendants qui agissent en France au nom de la société civile gabonaise ».

Ces leaders gabonais de la société civile ont désavoué avec virulence Bruno Ben Moubamba qui « mène des actions controversées en France contre les autorités gabonaises en usant abusivement du crédit de la société civile gabonaise. »

Ces actions de déstabilisation risquent de remettre en cause dans le pays la fragile paix civile et de redonner vie aux vieux démons ethniques.

Comment expliquer le fonctionnement en réseau de SHERPA avec la britannique Global Witness, l’américaineTransparency, et la française Survie, autrement qu’en vue d’objectifs politiques inavoués ?

Comment expliquer que tous ces militants qui affirment se battre pour imposer un ordre moral aux pays africains francophones aient accepté que les informations servant à dénoncer certains Chefs d'Etat aient été fournies par Kensington International, un très amoral « fonds vautour » qui s’enrichit sur la détresse des pays les plus pauvres en rachetant leurs dettes à vil prix et en engageant ensuite contre eux des procédures judiciaires pour les faire rembourser aux prix nominaux, augmentés des intérêts.

Kensington fait partie du hedge fund Elliot, basé aux îles Caïmans, dont le patron est Paul Singer, un des plus importants donateurs du Parti républicain, proche de Donald Rumsfeld, ancien secrétaire américain à la Défense, donateur de la Rand Corporation, proche de la CIA et financier de la dernière campagne de George Bush. Patron du plus gros « fonds vautour » du monde, Paul Singera également versé une forte contribution à Rudy Giuliani, maire de New York, quand celui-ci était candidat à la candidature du Parti républicain… »

Sources: (Extraits du chapitre premier du livre de Pierre Péan « Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique ». Fayard).

Auteur: Echos du Nord
Bientôt, la suite vous sera livrée...

Voici Comment Mba Obame et ses complices préparent la destabilisation du Gabon

En rentrant jeudi soir, MOA (Mba Obame André) a eu une dernière semaine de travail très-très-très chargée à Lutèce (Ndlr actuelle Paris). Avec l’argent que venait de lui envoyer son parrain Obiang Nguema, il s’est attaché les services d’une batterie (7) d’avocats Américains. A eux la charge de déposer, au mois de février 2010, deux plaintes à Bruxelles contre Zeus (ndlr Ali Bongo Ondimba).




La première procédure aura pour chef d’inculpation : vol d’élection. Avant de rire, on vous rappellera que cette procédure est loin d’être farfelue comme elle a l’air. Etant donné qu’en droit universel, le vol d’élection est bel et bien considéré comme un délit, pour ne pas dire un crime. Et dans le cas du Gabon, les pièces à conviction sont contenues dans le fameux Oscar sur « La Françafrique ».

Quant à la deuxième procédure, elle sera plus délicate puisqu’elle aura trait au « génocide de Port-Gentil ». Du nom de cette affaire lancée par l’opposition et « L’Union » qui ont parlé d’une cinquantaine de morts «  jetées ensuite à la mer » lors des récentes violences postélectorales survenues à Port-Gentil.

L’affaire est d’autant plus délicate pour MOA que les seuls articles de « L’Union » et quelques imprimés de blogs qu’il a présentés à ses conseils ont paru insuffisants. D’où ils lui ont demandé de recueillir, sur support vidéo ou tout simplement audio, de précieux témoignages d’au moins vingt parents de victimes. Connaissant l’abnégation du « surdoué  de Médouneu », on peut compter sur lui pour les obtenir. Bien entendu par les moyens et la manière dignes de notre artiste.

Il faut dire qu’en quittant le Gabon, le plan de MOA était bien ficelé. En faisant délier une énième fois les cordons de l’intarissable bourse de son parrain, MOA a pu facilement « acheter les services du réalisateur Patrick Benquet ». Au départ, la trame, tout comme le titre d’ailleurs, de ce film devait être centré sur le contentieux électoral. Mais le cinéaste va lui faire remarquer qu’ainsi présenté, le film court le risque de paraître comme un document à charge, donc commandé. Et de proposer une subtile présentation de l’histoire de la Françafrique d’où il ne sera, en réalité, question que du Gabon et, particulièrement, du contentieux électoral.

A préciser que tous les témoignages recueillis – sans aucune exception – dans ce film ont été contactés et « motivés » par MOA. Cela, dans un but bien précis.

Sur le front local, les réseaux de MOA ne sont pas restés dormants. Son parrain de Malabo est resté très actif. A l’insu de son filleul et sur conseil de son nouvel allié Sasou Nguesso, en intelligence avec certains réseaux français des secteurs miniers et pétroliers, il a pu enfin élaborer son Plan B anti-Ali. Autrement dit, tout aussi anti-MOA. Obiang Nguema vient ainsi d’établir une passerelle, via Melchior, avec un grand banquier gabonais originaire du … Haut-Ogooué.

De son côté, Sassou Nguesso veille toujours sur son poulain Paul Toungui même si, lui aussi vient de finaliser son Plan B anti-Ali. Autrement dit, tout aussi anti-Toungui. Grâce aux précieuses informations que lui fournit « internettement » Laure Olga Gondjout, par l’interface de Gomez, le grand marxiste repenti de Brazza a établi une solide liaison avec un éminent DG (Directeur Général) d’une grande société minière originaire, lui aussi, du haut-Ogooué.

Cette passion pour le Haut-Ogooué tient de la stratégie de certains génies de la Cellule de Paris pour lesquels l’après-Ali peut très bien être anticipé à la seule condition que son successeur vienne de cette province. Raisons militaires obligent.

C’est de cette stratégie qu’Obiang Nguema et Sassou Nguesso sont allés dernièrement débattre, comme deux bons sages, pendant les trois jours qu’ils ont passés à Mengomo.

Sans même en parler aux pauvres Mba Obame et Toungui. La politique, quel monde cruel !

Auteur: Le P’tit Ver 
Sources: Echos du Nord