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lundi 7 mai 2012

Quand le Nom du Gabon Sert de "Survie" Financière à Certaines Nébuleuses Françaises:Décryptage

Au moment où la France choisit d'écrire une nouvelle page de son histoire politique par l'élection de François Hollande comme Président de la République, au moment où le Président de la République Gabonaise Ali BONGO ONDIMBA poursuit la vague des réformes et de chantiers attendus par les populations gabonaises, d'autres choisissent de surfer sur le registre de la peur, de la diffamation et de l'obstruction permanente.
 
Force est de constater en effet,  que notre pays le Gabon compte en son sein, quelques veaux, dont le destin, entraîné tout droit à l’abatage par des bergers du ridicule, est emprisonné par un prisme inversé. La motivation politique et l’envie de diriger une nation ne peut conduire à rien de bon s’il n’est que haine, calomnie et vengeance.
 
Comment concevoir que ceux-là même qui s’autoproclament défenseurs devant l’éternel de la Démocratie, soient les mêmes qui n’en n’acceptent les règles et font de leurs écrits moribonds, de leurs torchons politiques et autres gesticulations stériles, des exemples même de ce qu’ils reprochent au Chef de l’Etat Ali BONGO ONDIMBA ?
 
En effet, la posture de la victime est tellement une habitude chez ces compatriotes de mauvais aloi, qu’ils en arrivent à inventer les maux tout en en ressentant la douleur. Des malades imaginaires, que disons-nous, des politiciens imaginairesdes personnes qui n’ont aucun respect ni estime pour la gestion de la chose publique, des gueux revêtus, dont la méconnaissance totale de toute forme de responsabilité les plongent depuis le 16 Août 2009 dans la dérive injurieuse contre le Président de la République, pensant ne jamais être lu.
 
C’est donc tapis dans l’ombre que ces pigistes du dimanche se sont découverts des vocations politiques, dans l’espoir de passer du statut d’inconnus, de rejetés et même de marginaux pour ne pas dire schizophrène,  à celui de Martyr (Ne riez pas, c’est sérieux).
 
Mais martyr de qui ? Martyr pour tous ces gens qui, ayant trop longtemps vécu dans l’opulence, craché sur le Peuple Gabonais et rêvé d’un pouvoir éternel, sont aujourd’hui obligés de mendier une virginité politique à ce même peuple. Ce peuple qui ne se reconnait pas dans leurs propos orduriers, ce peuple qui, dès que l’occasion lui est donnée échange, parle, congratule et pleure avec son Président Ali BONGO ONDIMBA.
 
Oui messieurs, n’en déplaisent à vos écrits, la répression, la dictature et les faits que vous dénoncez n’ont existé que dans vos fantasmes de voir un soulèvement, porter vos maitres-à-penser au pouvoir! Vos rêves d’un Gabon qui stagne, qui perd et qui encore plus qu’autre fois se meurt un peu plus après chacun de vos battements de cœur, ne sont plus que des vues de l’esprit. La perte de vos soi-disant acquis vous ayant rendu encore plus cynique qu’avant.

Mais ouvrez donc les yeux! Dans le Gabon d'aujourd’hui, artisan de demain,  nous avons des objectifs clairs de développement, une méthode pour y arriver et des actions concrètes pour en poser les jalons. Les occasions qui s’enchainent devraient pourtant vous permettre de vous rendre à l’évidence que le Gabon a véritablement changé de cap, mais que nenni!
 
Sans remonter jusqu’à la Coupe d’Afrique des Nations 2012 que tout le monde a encore en mémoire  que vous regardiez tout ébahis cachés derrières vos écrans il y’a quelques mois, et dont un rapport exhaustif nous démontre encore une fois la transparence qui prévaut aujourd’hui au Gabon et portée par une reconnaissance à l’échelle internationale.
 
Voici une nouvelle leçon de la grandeur de ce nouveau Gabon aspirant à  l’Emergence qui vient de vous être donnée par la tropicale Amissa Bongo. Organisation sans failles, étapes sur des tronçons de routes, rappelons-le, empruntés quotidiennement par tous les gabonais et d’une qualité qui font de cette compétition une référence aujourd’hui en matière de cyclisme africain et international.
 
 
Retour au calme dans l’Université Gabonaise grâce, non pas à des solutions de rafistolage politique mais par une prise à bras le corps des problèmes de fond qui s'est traduit par le récent Conseil Présidentiel sur l’Éducation présidé par le Chef de l’État Himself, impulsion d’une dynamique de compétitivité, de compétence et de cohérence au sein de l’Administration Publique.
 
Mais non, vous semblez non préoccupés par cela, ce qui vous intéresse en revanche, ce sont les mallettes. Voilà ce qui fait battre vos cœurs, voilà où se trouve votre vrai raison de vivre ! Dictatures, tortures, répressions…, ces mots sont ceux que connaissent vos comptes bancaires ! Mais surtout pas le peuple gabonais ! Vos débats qui restent toujours au ras des pâquerettes sont la raison même de votre inertie. Le kongossa politique, les rumeurs, les affaires, les dossiers, voilà ce à quoi se résument vos passions.
 
Mais, chers messieurs, sachez qu’ici au Gabon,  loin de vos engagements dans des grandes organisations internationales voulant leur part du gâteau africain, symbole du néocolonialisme dans lequel vous n’êtes que des pions, loin de vos démocraties dans lesquels seuls vous avez raison et où la contradiction se résume en injures et diffamation, il y’a un Gabon qui bouge et qui avance à pas de géant. Ce navire dont le capitaine est le Président Ali BONGO ONDIMBA,  ne se laissera ni attaquer, ni détourner.  Alors allez dire à vos seigneurs et à vos ONG de nous laisser avancer.

                                                                      Qui se Cache Derrière l'Association Française "Survie"?
Au juste, l’Association « Survie », parlons-en ! Cette organisation obscure est à l’image de son fondateur aujourd’hui décédé, François Xavier Verschave, dont les pratiques de son vivant et fidèlement reprises par ses successeurs, furent de nature à donner froid dans le dos.
 
Figurez-vous que ce fameux François-Xavier Verschave écrivait ses livres à partir de la presse. Il est assez peu allé en Afrique, ce qui, d'après un journaliste du Monde, ne l'intéressait pas. Le journal Le Monde du 2-3 juillet 2005, notera par exemple qu'il « découpait les articles glanés à droite et à gauche, écoutait ceux qui rendaient visite à l’association et, sans trop s’embarrasser de vérification, faisait de cette matière première la pâte de ses ouvrages ».
 
François-Xavier Verschave travailla comme coopérant français en Algérie à la « Direction des transports terrestres ». Il travailla avec « un duo peu banal » : Djelloul Benlhadj, énarque algérien du FLN, et un pied noir, Jacques Lengrand, qui avait combattu le FLN et fut dépossédé de son héritage constitué d'une des principales entreprises de transport algériens (Les Autocars Blidéens). Ces deux personnalités « ennemies » avaient décidé d'unir leurs efforts pour « reconstruire » les transports algériens. (Imaginez donc l'étrangeté du personnage, Paix à son âme).
 
A la lumière de ce qui précède, on peut en conclure qu’en s’acharnant régulièrement contre le Gabon et son Président de la République, la nébuleuse gauchiste appelée  Survie  qui s'octroie aujourd'hui la liberté d'insulter le Gabon, est définitivement entrée dans la catégorie des ONG dont Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin (1997-2002), résume ainsi le discours : combiné avec celui des médias, il vise « à décrédibiliser les gouvernements, à suspecter les États et à idéaliser la société civile dont les ONG seraient l’expression ( plus que le corps électoral! )…
 
Dans un monde de plus en plus privé de repères, où les idéologies ne sont plus guère à la mode,  Survie a réussi à assurer la fortune d’un concept simplificateur dont la principale "vertu" est d’être immédiatement intelligible, de produire des analyses « radicales » qui semblent aller de soi. Une vision négative de l’Afrique comme principal outil de sa « Survie » financière.
 
Cependant, les Gabonais tiennent à lui dire qu'ils ne sont ni des handicapés mentaux, ni des incapables majeurs, ni des moutons de panurge, encore moins des vassaux au préjudice desquels "Survie" exercerait une assistance sociale ou morale ! Qu'elle commence par prouver la probité morale de ses membres et à nettoyer le paillasson de sa porte!
 
Auteur:La Jeune Garde Du Gabon Émergent !


mardi 24 avril 2012

Je ne Laisserai Jamais un Faux Monnayeur de la Pensée Insulter le Pr Guy Rossatanga

La haine, la jalousie et l'outrance ne font pas la science !

Sans penchant ni cliché,  la diatribe de caniveaux publié par ce philosophe de quartier nommé Marc Mvé Bekalé n’est ni une publication, ni un article, mais tout simplement un tract , car un pareil langage nous est familier ! Un langage qui tente de prouver sans preuves, un langage qui critique sans propositions, un langage qui condamne, un langage qui refuse le visage de l’autre ; bref, un langage nihiliste.

Hélas, un observateur averti pourra facilement conclure que l'auteur de ce tract est totalement déconnecté de la réalité, malade, déphasé ou le fait-il sciemment , tout est mêlé , mais le danger dans tout cela c’est l’impact de cette inconduite sur le lecteur Gabonais qui lit ces hérésies !

Connaissez-vous Naipaul, Elikia Mbokolo, Mamadou Diouf, André Julien Mbem et Marc Mvé Békalé ?

Sir Vidiadhar Surajprasad Naipaul, plus connu sous la signature V. S. Naipaul, est un écrivain britannique originaire de Tininad et Tobago. Auteur d'une trentaine d'ouvrage, il a reçu le prix Nobel de littérature en 2001.

Elikia M'Bokolo est un écrivain et historien congolais (RDC). Historien spécialisé sur l'Afrique reconnu, il est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et a enseigné dans d'autres institutions françaises: l'Institut des Sciences et Techniques Humaines (ISTH), l'Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI) et l'Institut d'Études Politiques (IEP). Il est bien connu des auditeurs de RFI pour son émission « Mémoire d'un continent ».

Mamadou Diouf est un historien sénégalais qui vit aujourd'hui aux États-Unis. Il a d'abord été enseignant-chercheur à l'Université Cheikh Anta Diop, où il dirigeait le département de recherche et de documentation du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) de 1991 à 1999, date à laquelle il s'installe aux États-Unis. Il enseigne alors à l'Université du Michigan. Le 1er juillet 2007 il a pris la tête de l'Institut d'études africaines à l'École des affaires internationales et publiques (School of International and Public Affairs) de l'Université Columbia à New York.

André Julien Mbem est Camerounais. Écrivain, Chercheur, il est directeur de la collection chez L'harmattan à Paris.

Marc Mvé Békalé est un (obscur) universitaire gabonais enseignant la philosophie dans un établissement d'enseignement français ( IUT).

Quel point commun entre tous ces gens ?

En fait rien ne permettrait d'aligner ensemble toutes ces personnes. Sauf un nom. Celui d'un universitaire gabonais connu et reconnu au Gabon et en dehors : Professeur Guy Rossatanga-Rignault.
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L'auteur de cette rencontre imprévue : le nommé Mvé Békalé qui a pondu sur Médiapart ce qui aurait dû être une critique du dernier livre de Guy Rossatanga-Rignault ( Qui t'a fait roi ? Légitimité, élections et démocratie en Afrique ) et qui, sous un habillage pseudo-scientifique n'est rien d'autre qu'un ramassis de a propos suintant la haine, la jalousie et l'attaque personnelle.

Mais que viennent donc faire Naipaul, Mbokolo et Diouf dans cette galère ? Ils ont tous un tort : penser du bien de la production scientifique et de l'universitaire Guy Rossatanga-Rignault.

Naipaul ? Il osé consacrer une douzaine de pages à Guy Rossatanga-Rignault dans son dernier livre ( Le masque de l'Afrique. Aperçus de la croyance africaine, traduction française, Paris, Grasset 2011). Evidemment, un prix Nobel aurait mieux fait de parler de Marc Mvé Békalé que de Rossatanga-Rignault.

Mbokolo ? Il a commis l'imprudence et l'impudence d'inviter à plusieurs reprises Rossatanga-Rignault dans sa célèbre émission sans jamais songer un seul jour à y convier le grand philosophe Mvé Békalé. Pire, il s'est autorisé, avec Naipaul, à qualifier Rossatanga-Rignault « d'intellectuel gabonais de référence ».

Mamadou Diouf ? Il doit finir au bûcher pour avoir osé faire une préface « d'une complaisance préjudiciable » au livre de Rossatanga-Rignault.

A part l'accabler de tous les noms d'oiseaux, que reproche Mvé Békalé à Rossatanga-Rignault ? Rien de bien pertinent : « trop de citations qui alourdissent le texte », « point d'analyse sur les vertus du contrôle citoyen de l'homme politique, le rôle décisif du pouvoir judiciaire et celui des médias. Rien de tout cela.

Le lecteur a plutôt droit à une glose censée relativiser la signification du vote, la définition de l'élection, l'identité nationale, etc ». Mvé Békalé qui est censé enseigner la philosophie fait montre ainsi d'un sens extraordinaire du hors-sujet.

A quel moment Rossatanga-Rignault prétend-il écrire un livre sur les vertus du contrôle citoyen de l'homme politique ou sur les vertus du pouvoir judiciaire ?

Il s'agit de thématiques intéressantes, mais que viennent-elles faire dans un ouvrage consacré à la démocratie électorale et donc aux élections en Afrique ?

On comprend pourquoi ce genre d'enseignants passe le plus clair de leur temps à « donner des zéro » aux étudiants : ils corrigent la copie en ayant en tête un autre sujet que celui traité par l'étudiant.

On en déduit très vite que l'étudiant est nul alors que c'est l'enseignant qui est proprement idiot. C'est bien ce que montre cette « critique » du livre Qui t'a fait roi de Rossatanga-Rignault.

En réalité, il n'y a aucun intérêt scientifique (heuristique, dans le français pompeux des individus de la race de Mvé Békalé qui noient leur vide dans une gromologie pseudo-savante et qui n'impressionne que plus idiots qu'eux).

Non, le seul but de cette réponse est de débusquer l'imposture cachée sous le blanc manteau de la science. Car imposture, il y a bel bien. En effet, le vrai reproche qui sous-tend cette charge au vitriol contre un homme respectable et respecté est double :
 
- Rossatanga-Rignault n'appartient pas au camp du BIEN (celui de la horde ethno-fasciste de ceux qui se nomment « opposition » et « société civile » gabonaise) ;

-
Rossatanga-Rignault a le malheur suprême de ne pas appartenir au peuple auto-élu du Gabon qui dispose seule de l'intelligence, qui a seul le droit de gouverner le Gabon.

Oui, les choses doivent être dites. Les masques doivent tomber ! Marc Mvé Békalé et d'autres hurluberlus de la même espèce ne sont que des faux monnayeurs de la science qui ont mis le peu de savoir qu'ils ont au service de la propagation d'une idéologie mortifère qui a provoqué le sang, le feu et les larmes ailleurs.

Mvé Bakélé et ceux de sa bande (les Grégoire Biyogo et autres Ondo Ossa) ont pris en otage une ethnie qui ne leur a rien demandé, qui ne leur a confié aucun mandat de parler en leur nom.

Ces gens se sont faits les haut-parleurs d'un son indigeste proclamant la supériorité d'une ethnie sur toutes les autres au Gabon. Cela s'appelle du fascisme.

Qui est Mvé Békalé ? Un auteur d'ouvrages peu connus, peu cités et peu référencés sur le marché intellectuel. L'homme noircit de temps à autres du papier chez L'harmattan pour, par exemple, informer le monde de la profondeur de la pensée d'un certain Pierre Claver Zeng (chanteur gabonais de talent, ayant péniblement terminé ses études à la faculté de droit de l'UOB avant de devenir inspecteur du Trésor puis ministre de longue durée d'un certain Omar Bongo honni par Mvé Békalé….).

La dernière publication de ce despérado des lettres a pour titre Lettre à la jeunesse gabonaise.

Pour une intensification de la résistance morale et intellectuelle à la saga despotique des Bongo, et est ainsi résumé : « Arrivé au pouvoir grâce à une parodie électorale, Ali Ben Bongo a mis en place une stratégie politique qui consiste à étouffer les voies discordantes, à se servir des forces armées, à verrouiller l'appareil d’État, à refuser au peuple gabonais le libre choix de ses dirigeants politiques.

Résister à ce régime n'est pas l'affaire d'un jour. Un nouvel ordre devra être arraché par la lutte. L'émergence véritable du Gabon apparaît consubstantielle à la violence ».

Comme on peut le voir, Rossatanga-Rignault et Mvé Békalé ne jouent pas dans la même catégorie, ne participent pas au même championnat et ne visent pas les mêmes objectifs. L'un s'efforce d'établir une œuvre scientifique (discutable par définition), l'autre émet des fatwas intégristes indiscutables.

Redisons-le. Le vrai « problème » de Mvé Békalé n'est jamais rien d'autre : hurler la noblesse et la supériorité supposées de son groupe ethnique. La preuve ?

Alors qu'il est censé critiquer un livre de Rossatanga-Rignault, l'homme ne peut se retenir de venir, en total hors sujet, chanter la gloire des siens et, surtout à les mettre en miroir de ce qu'il appelle, en anthropologue de bazar, le « groupe ethnique Mpongwè » (connu de lui seul, les Mpongwè n'étant pas un groupe ethnique mais une composante du groupe ethnique NgwéMyènè ou Myènè).

Certains pourraient me trouver excessif ou méchant, qu'ils lisent la prose infecte de Mvé Békalé : « De même, il faut remonter le cours de l'histoire du peuple fang pour saisir sa philosophie politique et son rapport au pouvoir... Pareil trait culturel, devenu un archétype, développe au sein du groupe et chez l'individu un sens aigu du libre choix et du libre arbitre… 

Il reste que la volonté et le désir de mobilité chez les Fang procédaient essentiellement d'un tempérament rétif à tout ce qui avait trait à la soumission. Tel est le principal enseignement que nous livre le Mvet, l'épopée historico-mythique qui incarne le mieux l'Esprit de ce peuple.

Les premiers ethnologues et explorateurs européens y ont perçu l'expression symbolique, sinon fantasmée, d'une volonté de puissance conquérante. Pourtant, en arrière-plan de la lutte pour la conquête ou la préservation de « l'Immortalité », thème central du Mvet, s'articule la question de l'affirmation de la liberté humaine.

Ce thème est récurrent dans la poésie de Pierre-Claver Zeng. Incarnation de l'esprit libéral de l'Être fang, le ton même du Mvet, guerrier, dit le refus d'embrigadement.

A partir de ces brèves considérations mythico-culturelles, il apparaît que le Fang et le Mpongwè n'avaient pas, à l'origine, la même conception du pouvoir et de l'autorité. Rétifs à toute forme d'assujettissement –— attitude qui les avait poussé à prendre la fuite devant des groupes ethniques militairement mieux organisés tels les guerriers peuls (à en croire l'historien Joseph Ki-Zerbo) et aussi à opprimer des peuples plus faibles —, le Fang rejette l'idée de l'homme comme « sujet de… ».

Ainsi entre l'esprit royaliste mpongwè et l'esprit libéral fang, il n'y a que la démocratie électorale, établie sur la logique du contrat moral, juridique et institutionnel préalablement négocié, pour créer les nouvelles conditions de légitimation de l'exercice du pouvoir et pour favoriser la coexistence pacifique au sein d'un même Etat. En l'absence d'un tel Etat, ce sera le triomphe du darwinisme. La légitimation de la force brute ainsi qu'on l'a vu avec l'avènement d'Ali Ben Bongo au pouvoir. En son temps, le peuple d'Akoma Mba aurait pris les armes »., fin de citation. Pitoyable ! Et ridicule !

Si on était aussi idiot que Mvé Békalé, on lui poserait une seule question : dans le voisinage immédiat du Gabon existent deux pays dirigés depuis des décennies par deux éminents représentants de l'esprit libéral de l'Être fang, en quoi l'un et l'autre de ces États contrôlés par les descendants du noble peuple d'Engong sont-ils des modèles de démocratie, de libéralisme ou de développement économique et social ?

A part les aveugles, tout le monde sait que le moins libéral pour ne pas dire le plus arriéré politiquement des États d'Afrique centrale est bien celui-là dans lequel règne dans la violence brute un membre de ce groupe libéral.

Alors ? Alors, calmons-nous ! Discutons, sans mépris, sans insultes. Débattons. Nos sociétés en ont besoin. Nulle n'a la vérité révélée. Il n'existe pas des bons et des mauvais peuples. Il y a des hommes avec leurs qualités et leurs défauts. Il y a des « gens biens » partout et des « gens comme Mvé Békalé » partout.

Critiquons ce qui doit l'être. Proposons. Osons l'échange citoyen, humaniste. L’Afrique n'a pas besoin de marchands de division, des prophètes du malheur et de l'enfer qui est toujours l'Autre.

Pour finir, vu que Mvé Békalé, au bout de temps d'années d'enseignement, ne sait toujours pas ce qu'est une recension ou une critique scientifique d'un ouvrage. Nous l'invitons à lire la recension ci-dessous. Elle a pour auteur André Julien Mbem que Mvé Békalé doit bien connaître puisqu'il est directeur éditorial chez son éditeur, L'harmattan.

La prochaine fois, il gagnerait à y aller franco : c'est son droit d'écrire des pamphlets politiques en tant qu' « opposant » contre quelqu'un qui n'a que le tort d'être collaborateur du Président de la République gabonaise (position qu'il occupe du reste depuis près d'une dizaine d'années).

Et comme Marc Mvé Békalé n'aime pas Talleyrand, laissons à ce dernier la conclusion : « Tout ce qui est excessif est insignifiant ».

Cher compatriote Marc, bonne lecture et sans rancune.

Auteur: La Jeune Garde

jeudi 15 mars 2012

ALI BONGO ONDIMBA EN MODE SANS LANGUE DE BOIS SUR LA CHAINE FRANCE 24

Le président de la République Ali BONGO ONDIMBA s’est livré à une interview avec le journaliste Alain Foka de Radio France internationale (RFI). L’entrevue a été diffusée le Mercredi 14 mars 2012 sur les antennes de la chaine internationale France24, télévision pour laquelle elle a été réalisée.
Plusieurs sujets d'actualités ont jalonné cet échange découvrez son intégralité en exclusivité:
Alain Foca: Dernière actualité au Gabon avec la nomination d’un nouveau gouvernement avec un nouveau Premier ministre. Un gouvernement plutôt réduit mais où ne rentre pas l’opposition, c’est la fin de la réconciliation, c’est la fin du dialogue ?
Ali BONGO ONDIMBA: D’abord concernant le gouvernement, il est important de noter effectivement que tel que nous étions engagés, nous avons procédé à une réduction des membres du gouvernement. En fait, depuis 2008 on peut dire que nous sommes passés de plus 40 ministres à moins de 30 ministres. C’est quelque chose qui était attendu et c’est ce que nous avons fait. À chaque période correspond un type de gouvernement. Pour nous, il était important qu’après les législatives nous puissions mettre en place une équipe plus restreinte mais que je veux beaucoup plus performante et qui puisse permettre d’accélérer tous les programmes que nous avons en cours.

Alain Foca: Est-ce la fin du consensus, ou de la réconciliation ? Parce que là, il n’y a aucun membre de l’opposition

Ali BONGO ONDIMBA: Juste après les élections présidentielles, j’ai tendu la main comme vous le savez bien. Moi, j’ai fait ce geste-là. J’ai invité tout homme, toute femme politique à venir nous retrouver pour mettre en place le programme pour lequel je m’étais présenté pour solliciter les suffrages de mes compatriotes. Lorsque nous avons organisé les dernières législatives, à notre grande surprise nous avons vu qu’un certain nombre de mouvements, parmi lesquels l’opposition, réclamaient le boycott. Dieu merci il n’y en a pas eu.

Alain Foca: Cependant il y a eu 65 % d’abstention

Ali BONGO ONDIMBA: Monsieur Foka, vous êtes un observateur de la question politique en Afrique, vous pouvez aisément vérifier que depuis plus de 20 ans au Gabon comme partout ailleurs, nous avons des taux de participations qui sont faibles et nous le déplorons, mais c’est ainsi. La dernière élection législative que nous avons eue à organiser dans notre pays ne déroge pas à la règle. Les taux sont les mêmes et parfois par rapport aux élections antérieures ces taux sont supérieurs au niveau de la participation, donc il n’y a rien d’extraordinaire.

Alain Foca: Pour vous 34 % de participation c’est normal à une élection législative ?

Ali BONGO ONDIMBA: Je ne dirai pas que c’est normal. Moi, je souhaiterais plus de participation, mais c’est un phénomène que nous observons sur toute l’Afrique et ailleurs. Beaucoup de personnes vont moins aux urnes. Dans la cadre purement gabonais, nous avons noté que ce chiffre est en légère hausse par rapport aux dernières élections.

Alain Foca: On a vu partir pas mal de barons du régime de l’époque de votre père. Le fils en a assez de travailler avec les anciens, avec les proches de son père ? Vous voulez effacer la période Omar Bongo Ondimba ?
Ali BONGO ONDIMBA: Il est impossible pour nous d’effacer cette période. Comme je vous l’ai indiqué, le gouvernement actuel répond à un souci qui est, normalement et pour moi, principal pour l’attente des Gabonais, celle de voir ce gouvernement accélérer les réformes.  

Alain Foca: Ceux-là n’étaient pas capables d’accélérer les réformes ?
Ali BONGO ONDIMBA: Non, je ne dis pas qu’ils n’en étaient pas capables. Mais je dirai qu’aujourd’hui pour certains, après un temps passé aux affaires, ils pourront se consacrer à autre chose. Ce n’est pas surprenant que certains quittent le gouvernement. D’autres de la période que vous citez sont encore là. En plus de cela, j’avais autour de moi des collaborateurs qui sont aujourd’hui, à la présidence, ma garde rapprochée. Je ne me suis pas totalement coupé des barons de la période de mon père comme vous le dites. Au titre de ses collaborateurs, je suis le premier, je suis bien là.

Alain Foca: Aujourd’hui, votre principal opposant, André Mba Obame, se trouve en exil, loin du Gabon. Est-ce que, maintenant que vous êtes légitimé, que vous avez un gouvernement, que vous vous êtes fait élire, que la paix est revenue, que vous dites que vous êtes démocrate, il peut regagner le Gabon ?
Ali BONGO ONDIMBA: Nous sommes en paix au Gabon. C’est vous qui parlez d’exil. Vous a-t-il dit qu’il était en exil ? À ma connaissance, il n’est pas en exil.

Alain Foca: Vu les conditions dans lesquelles il est parti…

Ali BONGO ONDIMBA: Les conditions réelles pour lesquelles il a quitté le territoire relèvent de problèmes médicaux.
 
Alain Foca: Tout le monde sait bien que ce n’était pas seulement pour des raisons médicales qu’il est parti. Il y a aussi des raisons politiques.

Ali BONGO ONDIMBA: Pourquoi ? Était-il pourchassé, inquiété ?

Alain Foca: Il a dit qu’il était inquiété.

Ali BONGO ONDIMBA: C’est lui qui l’a dit. En attendant, si vous allez consulter ses militants, on vous dira qu’il poursuit sa rééducation et lorsqu’il aura retrouvé l’aptitude de tous ces moyens physiques, je ne doute pas qu’il revienne au Gabon. Et pour le connaitre un peu, je sais que c’est quelqu’un qui aime l’action.

Alain Foca: Donc vous l’attendez ?

Ali BONGO ONDIMBA: Moi principalement non, mais je sais que ses militants l’attendent lui.

Alain Foca: Il y a quelques semaines la police, en France, débarquait dans le logement d’un fils de président voisin, celui de la Guinée équatoriale, pour effectuer une formidable perquisition. On parle d’une caverne d’Ali Baba avec tout ce que l’on a retrouvé sur place, et l’avocat de Transparency international, dans l’affaire des biens mal acquis, a dit dans quelque temps peut-être vous aussi, vous serrez inquiété, parce qu’il y aura aussi une perquisition chez vous. Est-ce que vous viendriez si la justice française vous convoque ? N’avez-vous pas peur d’une perquisition chez vous ?

Ali BONGO ONDIMBA: Voici des propos surprenants, car visiblement cette personne en sait plus sur moi que moi-même. Je n’ai aucune inquiétude dans la mesure où pour venir chez moi et perquisitionner, il faut que j’ai un chez moi. Je n’ai pas de biens en France.
Alain Foca: Et tous ces appartements, tous ces hôtels particuliers, dont on parle, dont on diffuse des images à longueur de journée ? Vous ne pouvez quand même pas dire que vous n’en avez pas du tout ?
 
Ali BONGO ONDIMBA: Monsieur Foka, je vous connais de réputation. Certainement avant de débarquer dans votre avion pour Libreville, vous aviez fait vous-même des investigations et je m’attendais plutôt à ce que vous me posiez des questions plus précises, du genre «et votre bien qui se trouve à tel endroit ? Et votre immeuble qui se trouve à tel endroit et votre maison qui se trouve à tel endroit ?» Or, ce n’est pas ce que vous faites. Ça veut simplement dire que vous avez vérifié et vous vous êtes rendu compte que je n’ai pas de biens en France.

Alain Foca: Récemment on publiait dans un magazine parisien, les dépenses de votre épouse Sylvia Bongo Ondimba, qui avait dépensé un million d’euros dans un magasin de luxe à Paris.

Ali BONGO ONDIMBA: Vous voyez monsieur Foka que la méthode est toujours la même : on n’annonce que l’on va bientôt débarquer chez Ali Bongo, alors qu’on sait très bien qu’Ali Bongo n’a pas de biens en France. Mais bon, c’est le scoop. Ça fait bien pour vendre un peu de papier et susciter un peu l’attention, et après on parle des achats de madame Bongo, et on s’étonne qu’elle ait des cartes de crédit. Vous n’avez pas de carte de crédit, vous ?

Alain Foca: Je ne peux pas dépenser un million d’euros.
 
Mais qui vous dit qu’elle a dépensé un million d’euros ?
  Alain Foca:  Les chiffres sont là.

Ali BONGO ONDIMBA: Lesquels et c’est de qui ? Je voudrais faire plusieurs observations à ce niveau là. D’abord, ce n’est pas un crime que d’avoir des cartes de crédit ; ce n’est pas un crime de dépenser de l’argent qu’on a proprement gagné et qui est le sien. A ce sujet je voudrais vous dire que ni madame Bongo, ni moi-même ne découvrons l’argent aujourd’hui. Nous avons travaillé. Mon épouse a travaillé plus de vingt ans et si un certain nombre de personnes faisaient un peu l’effort de venir au Gabon, ils se rendront compte que tous les Gabonais savent que nous avons travaillé. Nous n’avons pas, un jour, débarqué de la lune et découvert l’argent comme on veut bien le dire, et ce n’est pas vrai. Tout ceci n’est en fait qu’une campagne que je ne qualifierai pas, pour détourner l’attention des gens. Ali Bongo est un personnage public, il est aujourd’hui chef de l’État. Qu’on vienne le juger de par son action, et non aller chercher des petits superflus ici et là qui n’ont aucun intérêt à Libreville.

En plus j’aimerais faire remarquer, deuxièmement, nous avons été surpris de découvrir aujourd’hui qu’il existe un nouveau délit. On parle de délit de patronyme. Apparemment je ne porte pas le bon nom, si peut-être je m’appelais Ali Foka, je n’aurai pas les mêmes problèmes que j’ai aujourd’hui.

Alain Foca: Mais vous n’auriez pas les mêmes avantages…
 
Ali BONGO ONDIMBA: Monsieur Foka encore pour une fois, nous avons travaillé pour être là. Ce n’est pas arrivé par le fruit du hasard. Nous avons travaillé.

Alain Foca: Pour vous, vous êtes victime du délire de patronyme ?

Ali BONGO ONDIMBA: Je suis victime du délire de patronyme.

Alain Foca: Vous n’avez pas peur de cette justice qui avance, puisque cette plainte, aujourd’hui, est recevable en France ?

Ali BONGO ONDIMBA: Pourquoi devrais-je être inquiet ? Je le rappelle encore une fois, j’ai travaillé toute ma vie. Donc, je n’ai pas de crainte par rapport à une quelconque enquête que l’on puisse décider aujourd’hui. Je n’ai pas de biens en France, donc qu’est-ce que c’est ?

Alain Foca: En une minute, monsieur le président, puisque le temps tourne très très vite. Nous avons vu venir ici successivement ces derniers temps, Jean Pierre Raffarin, Laurent Fabius. C’était pour la campagne ? Ils venaient chercher les fameuses valises de Bourgi ? Vous aussi vous en donnez ?
Ali BONGO ONDIMBA: Vous voyez comment vous êtes !

Alain Foca: Vous savez que c’était la tradition à l’ancienne époque et monsieur Bourgi l’a fait connaitre au grand public. Est-ce que cela continue sous monsieur Ali ?

Ali BONGO ONDIMBA: Est-ce que, lorsque vous êtes venu me rencontrer, je vous ai donné quelque chose ? Est-ce qu’il est prévu que je vous donne quelque chose quand vous partirez ?
 
Alain Foca: Je ne suis pas un homme politique.

Ali BONGO ONDIMBA: Vous me parlez de tradition. Depuis que moi je suis président de la République, personne n’a vu une seule valise quitter le palais. Monsieur Raffarin et monsieur Fabius sont venus dans un cadre bien précis : un partenariat, un échange avec HEC Paris et dans un programme de partenariat avec notre école d’administration. Ce sont deux personnalités, deux anciens ministres, je les ai reçus. On a échangé nos vues sur la coopération et le partenariat qui existe entre nos deux pays. Il n’y a rien d’autre. Malheureusement, je sais que ce genre d’information ne fait pas scoop, ne fait pas vendre. Il est préférable de dire qu’ils sont venus et qu’il y avait pré-campagne. Ça ne ce passe pas comme ça et ça ne se passera plus comme ça. N’en déplaise à certains, qui, je sais, sont nostalgiques de certaines époques.
Alain Foca: Merci monsieur le président

Ali BONGO ONDIMBA: Merci

dimanche 4 mars 2012

LA RENGAINE DE L'AFFAIRE DITE DE BIENS MAL ACQUIS : ENTRE AMALGAMES ET CONDESCENDANCE

Les revoilà qui nous bassinent les tympans avec leur BMA (à ne pas confondre avec Bien Malheureux et Maladroits Articles) !

Comment en serait-il autrement dans  un conglomérat de journaleux affairistes qui font des prétendus Biens mal acquis leur fonds  de commerce épisodique, de politiciens couverts du manteau de la société civile et pas assez courageux pour assumer leurs options et de la clique du plus grand malade imaginaire et ridicule de tous les temps (suivez mon regard !).
 
Ces attaques par presse bien pensante interposée et manipulée nous rassurent. 

En effet chaque fois qu’elles interviennent, elles  coïncident avec de nouvelles avancées en ce qui concerne le Gabon Emergent sous la conduite du Président Ali BONGO ONDIMBA.

Chaque fois que le Gabon innove, inscrit des réussites à son actif, élargit son cercle d’amitié, d’investisseurs, sa notoriété internationale, le gang des apprentis-sorciers et ensableurs de couscous se livre à son exercice favori : l’amalgame, le mensonge nourris à la sauce du préjugé tenace de rédactions qui ne connaissent l’Afrique que dans les livres de géographie, les mythes et clichés. 

Et les voilà avec leurs relais et tocards identifiés et connus de tous qui franchissent le Rubicon en essayant de salir et le Président Ali contre qui ils n’ont rien trouvé  malgré moult investigations mais pis contre la Première Dame qui n’a pas attendu la consécration de son époux à la tête de l’Etat pour se bâtir une fortune. Dussé-je blesser sa modestie, Madame vient d’une grande famille parmi les plus grandes fortunes du continent et c’est utile de le dire et de le rappeler pour que nul n’en ignore.
 
Mieux, en femme d’affaires entreprenante, elle a créée, à la sueur de son front, des structures et des emplois au Gabon il y a des années. Vos informateurs et acolytes tapis dans l’ombre le savent.
 
 La malhonnêteté consiste par un glissement vicieux à faire croire qu’une carte de crédit de prestige personnelle soit alimentée par des fonds publics.

Ceci est tout simplement détestable et inélégant vis avis d’une Grande Dame, proche de ses concitoyens, discrète et efficace, une Dame de cœur et de classe comme on aimerait bien en voir dans les palais du monde entier. La dernière CAN 2012 sans SIDA en est une illustration internationale.

Mais que peut-on attendre d’autre d’une meute de gueux vaniteux, jaloux, paternalistes et condescendants ?

Le Sieur  Bourdon, avocat à ses heures perdues,  est en plein dans son opération de communication. Il se substitue aux pétitionnaires nationaux, s’acoquine du président du ridicule, qui chaque jour qui passe voit son rêve de Président ou son désir revu à la baisse en premier PM du Wolen Ntem (hélas !) s’évaporer face aux réalisations visibles dans tous les domaines par chacun de nos compatriotes.
 
 Cette campagne médiatique et judiciaire est et restera vaine en ce qui concerne le Gabon.

Sous l’impulsion du Président Ali BONGO ONDIMBA,  qui lie l’acte à la parole, le Gabon  suscite l’intérêt de pays développés et  émergents, d’investisseurs de divers horizons, tant des pays et aires de coopération traditionnelle et historiques auxquelles il est lié par des siècles d’histoire, de langue en partage notamment la France que  des nouveaux acteurs de l’économie mondiale.

Avec Ali BONGO ONDIMBA, le Gabon s’est engagé à mettre en place les facteurs irréversibles de développement : les infrastructures, l’énergie et le capital humain, la bonne gouvernance.
 
 Il a su avec lucidité et courage faires sienne la maxime selon laquelle « un Etat a des intérêts » en prenant la décision d’arrêt d’exportation des grumes et d’une nécessaire première ou seconde transformation locale, en faisant entrer le Gabon dans le capital d’ERAMET, en décidant, outre l’élaboration de nouveaux codes minier et pétrolier, de la création de la Société nationale des hydrocarbures , d’une nouvelle politique énergétique, du partenariat avec Bechtel dans le cadre de l’Agence Nationale  des Grands Travaux, de la mise en place d’un Fonds National  Souverain parmi une multitude d’initiatives fortes et structurantes.
 
C’’est au moment où un leader africain de la nouvelle génération fait mentir quotidiennement les pronostics ubuesques de quelques perdants éternels encore assommés ou convalescents et autres oiseaux sinistres par la clarté de sa vision, la déclinaison méthodique de son plan stratégique et des signaux forts de bonne gouvernance, que l’acharnement atteint son paroxysme avec des procédures tout aussi ordurières que la psychologie de leurs instigateurs, qu’il s’agisse des « Has been » de la Françafrique, aux accès coupés vers les palais ou de leurs relais et acolytes locaux et autres Oncles Tom  tropicaux, apprentis  en réactivation des réseaux décadents et pirouettes en tous genres.
 
La présente « War dance », sorte de danse du scalp et de préparation psychologique des agitateurs de quartiers et conspirateurs et leurs moult agitations ne continueront qu’à les confiner à la périphérie! A d’autres temps et d’autres générations, d’autres mœurs, d’autres valeurs, d’autres ambitions ! Il ne s’agit ni plus ni moins que des dernier coups de sabots du cheval mourant (The last kick of the dying horse).

L’option du Président Ali BONGO ONDIMBA porte la marque des nouveaux dirigeants, d’un nouveau partenariat, du co-développement et se heurte aux vicissitudes et vestiges de cercles groupusculaires de la Vieille France, celle de la mafia conspiratrice derrière ses rideaux de fumée selon l’expression de Pierre Péan.
 
 Les tentatives des offreurs de services locaux, rats de rédactions ou autres activistes de l’hexagone habitués à vivre de tels fonds de commerce seront vaines. Le Gabon ne laissera pas utiliser une quelconque division avec la France.  
 
Au Gabon, malgré les frustrations et la hâte de vivre l’impact des changements en cours, les populations suivent et voient la démarche, le style, les effets des décisions du Président Ali BONGO ONDIMBA, au service de la Nation.

En France : l’opinion publique moralisatrice par nature, comprendra qu’il faille aujourd’hui moraliser tout ce qui était immoral hier et que tout comme la France, les autres pays en développements puissent aspirer à la gouvernance et à l’émergence.
 
 Si, le reproche commun et dominant est la constitution de patrimoines mobiliers et immobiliers faramineux par des dirigeants dans les pays occidentaux, sur la base de l’extorsion des fonds publics de leur pays et populations appauvries, l’information exacte doit prévaloir sur le lynchage médiatique et la condescendance.

Les scandales,  lorsqu’ils sont établis, d’un bord à l’autre de la Méditerranée et du Sahara, doivent être dénoncés et punis. Tous les scandales sans exclusive, indépendamment de l’exercice ou non de certaines fonctions ou de la posture du moment. Toute liste devra être inclusive,  y compris les abonnés au  pouvoir d’un hier récent.

Au sein d’une opinion publique, d’une action politique et d’une démarche économique qui devient de plus en plus internationale, la question n’est pas sans importance de voir ainsi livrées en pâture des personnalités qui effectuent depuis des années le juste combat de la survie de leurs Etats mais encore plus à l’encontre d’un dirigeant , symbole du nouveau leadership et de la nouvelle génération comme Ali BONGO ONDIMBA.

Elle engage en effet, non seulement leur réputation en tant qu’individu, mais plus encore, la capacité des peuples qu’ils représentent à exister dans l’âpre bataille que se mènent les nations, pour obtenir le plus de prospérité matérielle, la plus grande extension de libertés et le plus grand rayonnement culturel et social pour leurs peuples.
 
Au Gabon c’est tout le sens du pilotage par la vision pour aller vers l’émergence, le développement, le partage dans la paix, l’unité et la cohésion nationales.

vendredi 28 octobre 2011

TENTATIVE D'ASSASSINAT DU PRESIDENT ALI BONGO ONDIMBA: VOICI LE TRIANGLE DU CRIME

Toute République vit de hochets et de distinction. Et c'est bien avec des hochets qu'on mène les hommes, écrivait jadis, Napoléon Bonaparte.
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La tentative d'assassinat du Chef de l’Etat, qui n'a pas encore livré tous les complices, est édifiante à plus d'un titre, tant certains comportements depuis deux ans n'ont cessé d'étonner, mieux de tirer la sonnette d'alarme sur la sincérité de quelques responsables politiques.

C'est un sujet passionnant, tellement passionnant qu'il nous oblige à remonter le temps pour mieux comprendre les prises de position d'aujourd'hui, les attitudes, l'attentisme et le caractère totalement stoïque de certains leaders de la majorité face à l'acharnement dont fait l'objet le Grand Emergent  , de la part de la société civile « Goldmanisée »(entendez par là le Prix Goldman reçu par le King Solo de la société civile communautariste,  aux Etats-Unis), de l'opposition communautaire et un traitement de choc exceptionnel sur Internet via le site Gabon énervant.

Tout se comprend d'ailleurs, quand on est énervé, on ne raisonne plus, on fait du langage automatique, à la manière des surréalistes qui eux, préféraient se cantonner à l'écriture.

En 2001, répondant à une question d'un confrère du magazine français Jeune Afrique, à propos de sa succession, Omar Bongo répond : « j'ai déjà détecté deux ou trois jeunes ayant des qualités et susceptibles de me remplacer. Mais je ne dirai pas leurs noms, on risque de leur donner le bouillon de onze heures ».

Tout est dit dans cette phrase et le chaînon manquant, ce sont ceux qu'Omar Bongo craignait précisément pour ses héritiers. Ils sont bien tapis dans l'appareil d'Etat, nourrissant des ambitions gargantuesques. Autrement dit, tout pour eux, rien pour les autres, et l'attitude du moins étrange de la classe politique actuelle, de l'opposition à la majorité, donne bien une indication suffisante pour bien comprendre ce qui se passe exactement.


ALI’9 : un président de transition

Pour la classe politique actuelle, en commençant par le PDG, l’Emergent en Chef n'est là que pour terminer le mandat d'Omar Bongo Ondimba, autrement dit jusqu'en 2012. Après ce délai, une autre page de l'histoire politique doit s'ouvrir et chacun retient son appétit, même si les plats sont déjà à table.

Il y a comme une démission de fait, de la classe politique dans son ensemble. Personne n'assume quoi que ce soit, chacun veut garder ses chances intactes et un tour d'horizon de toutes ces instances nous montre bien le fossé qu'il y a entre eux et l’Emergent en Chef. Personne n'a l'air pressé. Chacun va à son rythme parce que simplement chacun de ses roitelets tient à maîtriser son agenda.


Le Parti Démocratique Gabonais
Parti au pouvoir, le PDG est toujours à la traine, drainant d’énormes  difficultés d’adaptation notamment au contexte et au rythme imposé par son Distingué Camarade de Président. Jamais dans l'action, le Parti ne préfère « convoler en juste noce » qu’avec  la Défensive. Autrement dit, c'est l'opposition qui fait l'agenda, le PDG attendant que le porte-parole de l’Emergent en Chef ne  prenne la parole pour qu'à son tour, il envoie deux tirailleurs dans les médias, tirer à tort et à travers.

L’Emergent en Chef a mis le pays en chantier, les édifices poussent comme des champignons, cela ne semble pas être suffisant pour aider le PDG à prendre la parole pour soutenir ce qui se fait et expliquer aux populations le bien fondé de telles ou telles réformes.

Et pourtant, la pratique politique hexagonale enseigne bien au PDG comment agir lorsqu'on est un parti de gouvernement. L'UMP n'entend céder pour rien au monde le terrain à la gauche. Chaque phrase, chaque mot, chaque comportement de la gauche est analysé avec intelligence pour une réponse appropriée.

Il s'agit de répondre au mot pour mot et non aller lire de longs communiqués à la télévision. Cela veut dire que le porte-parole du parti au pouvoir ou les principaux animateurs du contenu politique du parti doivent être imprégnés des techniques rhétoriques propres à la sémantique des débats contradictoires. Ce qui, évidemment, n'est visiblement pas le cas.


Le Gouvernement
C'est le talon d'Achille de la politique de l’Emergent en Chef. A la limite, l’Emergent en Chef peut gouverner sans cette équipe de rugby avec ses remplaçants. Un groupe de « retardataires utiles » selon la terminologie de son inspirateur principal, Paul Biyoghe Mba.

Il vient d'ailleurs d'inventer un autre concept : « ALI’9 est l'architecte, Biyoghe Mba est le bâtisseur ou le chef de chantier ».

Peut-on être plus clair étant entendu que, officiellement, il dispute la paternité de la gouvernance du pays au Grand Emergent.

Selon lui, le bilan de deux ans de Le Grand Emergent, c'est le sien dès lors qu'il nous signifie qu'en 2009, l'homme que les Gabonais ont choisi pour conduire leur destin commun c'est lui, Biyoghe Mba. Il faut donc corriger l'histoire. Peut-il d' ailleurs en être autrement ?

En fait, c'est Le Grand Emergent  qui s'est trompé en appelant auprès de lui des compatriotes pour l'aider à mettre en place son projet de société. La trahison est à la mesure de sa déception puisque Biyoghe Mba ne se contente même plus de mettre les formes, il revendique que c'est lui qui fait tout.

C'est ce qu'il répète d'ailleurs en petit comité, que sans lui, le Grand Emergent  n'aurait eu aucun résultat depuis deux ans. Autant dire une providence, un grand cadeau du ciel. L'homme n'a jamais fait mystère de son ambition à briguer la magistrature suprême.

A défaut bien entendu d'un mandat de sept ans à la primature. Il est d'ailleurs prêt à sacrifier tout Bikélé pour cette grande conquête du Graal suprême.

Dès 1990, Omar Bongo Ondimba avait vu juste, s'adressant à son conseiller juridique de l'époque, Feu le Professeur Joseph Ndong Obiang, parlant de Paul de Bikélé, Omar Bongo disait: « Cet homme que tu vois là est très dangereux, il rêve d'être Premier ministre mais je n'ai pas confiance en lui ».

Deux ans après, le sage de Lewaï avait vu juste, Biyoghe était devenu un opposant irréductible après avoir créé son Mouvement Commun de Développement. Il disait d'ailleurs dans ces nombreux meetings qu'Omar Bongo ne pouvait pas développer le Gabon et qu'en vingt ans de pouvoir, le pays était très en retard à cause de la mauvaise gestion et des mauvaises politiques mises en place.

Autrement dit, il tenait, lui, l'équation du développement du Gabon entre ses mains. On peut comprendre le nombre de fois qu'il a dû se servir de son tensiomètre à chaque fois qu'on nommait un nouveau premier ministre : Oye Mba, Obame Nguema, Ntoutoume Emane, Eyeghe Ndong.

L'homme aura rongé son frein, car il a attendu exactement 19 ans pour accéder enfin à la Primature. D'où, à peine arrivé, il a voulu donner l'impression qu'il était là depuis 19 ans : confiscation des véhicules des conseillers de son prédécesseur, sans bien entendu aller lui-même rendre ceux du ministère de l'Agriculture et du ministère du Commerce qui envahissent son parking privé à Bikélé, occupation systématique de la totalité de l'administration par les cadres du MCD, oubliant qu'il ne s'agissait pas d'une victoire du MCD, mais d'une victoire du PDG.

Mais rien n'y fera, Biyoghe Mba préfèrera la cohabitation. Pour lui, son règne est arrivé, il doit le consommer jusqu'au bout. Mais il n'occupe pas que l'administration, il entend bien entendu bousculer le PDG sur ses terres pour encourager le MCD.

Pour ne prendre que des exemples précis, Biyoghe Mba fait tout actuellement pour que le PDG ne remporte aucun siège dans le Woleu-Ntem, et le Gouverneur y serait presque mis à contribution. Pour preuve, de nombreux notables de la commune d'Oyem ont vu leur nom effacé sur les listes électorales. Eux qui ont toujours voté à Oyem depuis la nuit des temps.

Le Secrétaire communal est remplacé à un mois du vote et les prix des prestations de santé au centre hospitalier Régional ont subitement connu une hausse, comme si on voulait causer un soulèvement de la population du Woleu-Ntem et les pousser à aller tout droit tomber dans les bras d'AMO.

De toutes les façons, Paul Biyoghe vous dira qu'il n'est pas au courant, en tant que PM. Il n'est d'ailleurs jamais au courant, il lui revient toujours telle ou telle information venant de tel ou tel service de renseignement. Autrement dit, Biyoghe Mba veut mettre le Grand Emergent  en minorité dans le pays.

Dans sa logique à lui, seul le MCD doit avoir des voix. Et quand sa presse calibre le Grand Emergent  et tout son cabinet, sans un seul mot sur Paul de Bikélé, ce dernier savoure presque sa victoire car il trouve normal que la presse tance le Grand Emergent

Seul lui est le saint. Sa personne est inviolable. Dès qu'on ose écrire un mot sur lui, toute la ville est au courant qu'on a écrit sur Biyoghe Mba, comme si l’on avait critiqué un Pape ou toucher à une Divinité comme Mahomet ou Jésus Christ.

A aucun moment, il n'a pris un risque pour son Patron.  Malheureusement et très souvent, c’est le contraire qui se produit puisque Le Grand Emergent  est seul à prendre  des risques pour Paul de Bikélé et sa clique de « retardataires utiles », pour leur offrir des fonctions qui leur permettent de l'attaquer en retour : triste récompense d'une équipe censée se dévouer pour aider le Grand Emergent  à bien conduire le Gabon à bon port.

Les chantiers du Patron, il s'en moque. Les seuls chantiers qui ont un intérêt pour lui, ce sont les cases qu'il construit à Bikélé, le futur 7e arrondissement de Libreville, et qu'il visite chaque matin avant d'aller à son bureau. En cas de retard, l'entrepreneur reçoit directement un coup de fil du PM lui-même.

On peut bien entendu constater qu'il n'agit pas avec la même diligence s'agissant des chantiers de tous les Gabonais que Le Grand Emergent  a lancés à travers tout le pays. Mais cela ne l'empêche pourtant pas de revendiquer leur paternité.

Il n'est d'ailleurs pas seul dans cette longue liste où trônent certains de ces ministres, les candidats ratés de 2009, comme Paul d'Olongo qui a mis notre diplomatie totalement aphone. On entend Alain Juppé, Hilary Clinton, les autres ministres africains des affaires étrangères, sauf, bien entendu lui, que nenni.

Sa parole est sacrée. Il ne saurait gaspiller sa salive pour vanter l'émergence. Il a son programme à lui, celui qu'il a filé à AMO discrètement en 2009 : la nouvelle espérance. Que dire de plus. Sinon qu'il attend son jour et à entendre AMO, ce jour est proche.

On n'a pas besoin de carriéristes ; ni au sein du Gouvernement ni au sein du PDG. Un système politique a besoin d'hommes et de femmes mus par un seul intérêt, celui de l'amélioration du bien être de tous. Il a besoin de « spin doctors » qui investissent l'espace public pour prendre les coups à la place du Chef. C'est comme cela que ça fonctionne partout.

Le moindre mot sur Sarkozy entraine une réaction en chaîne et du Gouvernement et de l'UMP. Au Gabon, ces deux instances attendent toujours qu'on leur donne un mot d'ordre. S'il y a de nombreuses tortues de forêt qui ne veulent pas se mouiller, qu'elles tirent elles-mêmes les conséquences de leur attitude avant que celles-ci ne les rattrapent en retour.
L'opposition
La difficulté de l'opposition dite radicale, c'est qu'elle n'a plus rien à gagner. Tous ses animateurs ou presque sont sortis de l'âge légal pour être candidat à la présidentielle, sauf bien sûr AMO.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il néglige ses camarades, car ils sont un boulet pour lui. De plus, le train de vie de tous ces retraités ne leur permet pas de gaspiller trop d'énergie.

Myboto a hérité de son statut de beau-père, tout comme AMO. Et ça a bien payé. Mais ils veulent encore plus.

Eyeghe Ndong et son neveu Oye Mba viennent de voir le bout de leur espérance avec le décret signé du Grand Emergent  sur la retraite des anciens premiers ministres : 150 millions de francs CFA annuel, un cabinet, un véhicule et trois billets d'avion première classe pour une destination de leur choix.

Et dire qu'ils ne reconnaissent pas le  Grand Emergent  comme Chef de l'Etat. Comment font-ils alors puisque les décaissements ont bien commencé ? Même si Cam le Doungourou ajoute à cette coquette somme une retraite additionnelle de la BEAC, où il a servi comme Gouverneur 13 ans durant.

Quant à AMO, son statut d'ancien premier flic du pays l'a totalement transformé. Voulant bien faire, il distille les indices à chaque fois qu'il ouvre la bouche. Il y a un an sur RFI, il confiait qu'un groupe d'officiers l'avait contacté pour organiser un coup d'Etat à la Nigérienne.

Dans une interview organisée sur le bord de sa piscine, avec son monsieur Election, Ondo Edou, il confiait tout bonnement aux Gabonais qu'il ne servait à rien d'aller se faire inscrire sur des listes électorales, parce que disait-il, en pesant ses mots, « qu'il n y aura pas d'élections en décembre prochain ».

A-t-il parlé trop vite ?
La vérité s'est-elle échappée de sa bouche sans qu'il ne s'en rende compte ?

Mais ce qui est sûr, c'est que de la majorité à l'opposition en passant par le Gouvernement et certaines institutions de la République où certains se considèrent comme les parrains du Grand Emergent, on peut très vite déduire que notre classe politique soit irrémédiablement compromise. Non pas uniquement en action, mais aussi en omission.

Depuis 2009 elle donne l'impression qu'il y a un vide institutionnel, elle le matraque dans les ondes à longueur de journée. Sans projet politique, l'opposition radicale a inventé une nouvelle manière de s'opposer, et son choix est d'ailleurs très étonnant.

Elle répond à toutes les convocations de Biyoghe Mba. Elle ne va jamais chez le Grand Emergent. Et cela ne dérange aucunement le locataire du Bureau du Vice-président de la République, puisqu'il considère que seul lui, Biyoghe Mba, est l’élu légitime. Quant à savoir d'où il tire cette légitimité, c'est un autre débat sur lequel nous reviendrons très prochainement.

Il y a huit mois, notre confrère avait juste dans un article argumenté : « les conditions du coup d'Etat sont réunies ». Pour cet article, il avait reçu une fatwa de Biyoghe Mba. Reste à savoir maintenant pourquoi ? Il y a lieu de rééditer cet article.

La classe politique dans son ensemble a ensemencé la haine, une opposition systématique de l'autre, passant ainsi le relais à une société civile communautariste, afin qu'elle fasse la promotion, dans le monde entier, de cette nouvelle manière de penser.

La classe politique n'a pas su faire échec aux discours de la division, du repli identitaire, de la haine de l'ethnie, confondant revendication démocratique et lutte contre un clan : le clan Bongo Ondimba : tout un projet.

A leur décharge cependant, l'apprentissage d'un nouveau métier qu'ils ont toujours négligé lorsqu’ils étaient aux affaires : le métier d'opposant. Car tous sont presque tombés dedans par effraction ; comme des chômeurs à la recherche du premier emploi, ils ont choisi celui qui leur donnait l'illusion du pouvoir : l'opposition.

Mais, tout de même, cela ne pourrait expliquer tant de haine et de discours anti- républicains. Il paraît nécessaire que dans l’urgence, des changements de comportements soient opérés, parce que non seulement le Gabon ne fera guère marche arrière, mais également parce que   tous les pyromanes qui soufflent sur les braises seront tenus en échec et ne réussiront pas leur coup. 

Notre avenir commun nous interpelle tous. Il commande que chacun de nous prenne ses responsabilités, dans le respect de l'autre. Ceux qui estiment qu'ils sont là où ils sont parce qu'ils sont les faiseurs de roi se trompent. Personne n'a fait un concours pour être là où il est, sauf bien sûr le Grand Emergent   qui détient un mandat national de 7 ans.

Quant à tous les autres, ils  doivent le leur au Grand Emergent, lequel  peut d’ailleurs y  mettre fin quand il veut ( Qui a pouvoir de nomination, a pouvoir de révocation). Que les choses soient bien claires. Pour être un Chef, il faut être capable de commander. Et commander n'a rien à voir avec le fait de donner des ordres, de régler des comptes aux petits fonctionnaires. Cela n'a rien de commun non plus avec le « MCD » (Mauvais Coeur Dur) ni la rancune tenace. C'est plus que cela : un sursaut de votre nature ontologique et votre capacité à regarder tous les citoyens de la même manière, avec le même regard... Ce qu'aucune tortue au monde n'a la capacité de faire. 

On peut toujours rêver, c'est bien le rêve qui trace un idéal. Mais il y a du chemin à faire. Et bien du chemin.

Et ce n'est pas pour demain.

A bon entendeur…

Auteur : Le Grand Nord
Source : La Griffe du vendredi 28 octobre 2011

lundi 29 août 2011

ALI BONGO ONDIMBA LIVRE SES 4 VÉRITÉS DANS UNE INTERVIEW AU MAGAZINE "JEUNE AFRIQUE"

Dans une interview sans concession accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », le Président de la République gabonaise Ali BONGO ONDIMBA revient en toute franchise sur ses deux années à la tête de l’Etat gabonais et dresse le bilan de ses actions depuis 2009. Réformes économiques, organisation des élections législatives, crise en Libye, Union Africaine… Dans cet entretien, le Chef de l’Etat dit tout. Il s’y exprime avec clarté et simplicité sur les thèmes qui animent le Gabon, l'Afrique et le monde, ne laissant aucune question de côté. « Tout le monde n’a pas compris que le Gabon avait changé », a souligné le Chef de l'Etat comme pour confirmer que la récréation était bel et bien finie au Gabon.

L'UJPDG de FRANCE vous propose en exclusivité l'intégralité de cette interview en vous recommandant vivement de tout lire afin de recevoir les réponses à toutes les interrogations qui ont pu tarauder les uns et les autres:

Libreville, mi- août, La capitale n'est plus la même. Plus propre, plus ordonnée et en chantier permanent. Le Gabon « émerge », l'expression est sur toutes les lèvres, d'un long coma, celui de la fin des années Omar Bongo Ondimba (OBO).

Le nouveau chef de l'Etat est entré dans ses fonctions, en octobre 2009, au pas de charge: suppression des postes fictifs ou superflus à la présidence et au gouvernement, mise à l'écart d'un certain nombre de caciques de l'ancien régime, fin des cumuls de mandats, plafonnement des salaires pour les dirigeants d'entreprises publiques, rigueur, multiplication des audits, etc. On lui prédisait alors les pires ennuis. Il remettait en effet en question une multitude de baronnies, perturbait des équilibres que son père avait façonnés des décennies durant et, donc, secouait trop durement un cocotier supposé fragile.

Le père se comportait comme un chef de village ou de famille, soucieux de maintenir l'harmonie entre tous ses « enfants », y compris les plus prodigues et les moins reconnaissants. Le fils, lui, n'a pas tant d'états d'âme et ne goûte guère les compromis. Seuls les résultats lui importent. Deux ans plus tard, le tsunami prédit n'a pas eu lieu et le Gabon poursuit son long réveil. Même si le naturel n'est pas facile à chasser : pas une semaine ne passe sans sanction, tête coupée ou rappel à J'ordre. Les Indélicats n'ont pas tous disparu avec l'« Emergence » ...

C'est au premier étage du Palais du bord de mer que le chef de l'Etat nous a reçu pour répondre à nos questions, dans le bureau qu'occupait Jadis OBO. Un long entretien - près de deux heures - au cours duquel il défend son bilan, décline ses ambitions, répond aux attaques (intransigeance, affaire des biens mal acquis, train de vie, biométrie et législatives, crispation politique) et livre son analyse sur le Printemps arabe, les crises libyenne et Ivoirienne, le scandale de la Beac ou encore les ratés de l'Union africaine. 

JEUNE AFRIQUE: Deux ans après l’élection présidentielle, le Gabon a considérablement changé. De chef évidemment, donc de style, mais aussi de vie politique. Quel bilan dressez-vous de ces vingt-quatre mois écoulés?

ALI BONGO ONDIMBA: Question piège…Disons que nous sommes sur la bonne voie, même si je concède être de nature impatiente. En me présentant à la présidentielle, j’ai soumis un projet, celui du Gabon émergent, avec des axes précis, une vision, des valeurs réaffirmées et une stratégie. Une fois installé dans mes fonctions, en octobre 2009, j’ai mis en œuvre ce programme. Nous avons ainsi lancé un grand nombre de chantiers. Ce qui est important à nos yeux, c’est de diversifier l’économie gabonaise pour préparer l’après-pétrole. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et demande un certain nombre de réformes, une véritable révolution des mentalités et des pratiques ainsi qu’une profonde remise en question, ce qui n’est jamais évident.

JEUNE AFRIQUE: Vos premiers pas à la tête du pays ont tout de même été marqués par une sévère reprise en main et des décisions pas toujours très populaires: fin des effectifs pléthoriques dans la fonction publique, des placards dorés et des cumuls de mandats et de fonctions, chasse aux gaspillages, journée continue, interdiction d’exporter les grumes de bois non transformées sur  place, etc. De quoi, en somme, vous faire de nombreux ennemis…

ALI BONGO ONDIMBA: N’exagérons rien. D’une part, personne n’a été pris au dépourvu :nous avons appliqué ce que nous avions indiqué lors de la campagne. D’autre part, si je me suis fait effectivement quelques ennemis parmi ceux qui profitaient du système ou pour qui les mots « performance » ou « compétence » ressemblent à des injures, la majorité des Gabonais réclamait ces mesures. Ils avaient conscience que nous allions dans le mur. Il était totalement illusoire de penser que nous allions réussir à atteindre nos objectifs sans aller vers une meilleure gouvernance, plus  d’équité, de travail et de rigueur. Je crois que le message est passé. Nous restons cependant vigilants, car certaines poches de résistance demeurent.

JEUNE AFRIQUE: Vous avez changé de très nombreuses personnalités à la tête d’entreprises publiques, dans l’administration ou la magistrature. Est-ce le signe que les résultats ne suivent pas ou que le Gabon peine à fournir des cadres compétents?

ALI BONGO ONDIMBA: Dire que nous peinons à trouver les bonnes personnes, c’est peut-être exagéré. Il s’est trouvé en revanche que certains gênaient la réalisation de nos programmes. Je me suis par exemple engagé à construire un minimum de 5 000 logements. Nous avons réuni tout le monde, préparé les projets et élaboré leurs financements. Six mois après, cela n’avait toujours pas démarré. Pourquoi? À cause d’un certain nombre de pesanteurs et de personnes qui ne faisaient pas leur travail ou, pis, profitaient de leur position pour accaparer des terrains et en faire commerce .Certains fonctionnaires se sont dit : « Encore des effets de style, de belles paroles, il n’y aura pas d’action derrière, continuons comme avant. » Ils ont été mal inspirés.

JEUNE AFRIQUE: Vous aviez annoncé la publication des résultats de l’audit de la fonction publique en janvier 2010. Ce n’est toujours pas le cas. Pour quelle raison?

ALI BONGO ONDIMBA : Parce que j’ai demandé que l’audit soit refait.

Entièrement ?

ALI BONGO ONDIMBA : Oui. Je ne suis pas satisfait de la manière dont il a été mené. Ses résultats ne reflètent pas la réalité. Il y a un problème, et je veux m’en assurer. Comme si tout le monde s’était tenu à carreau le temps de sa réalisation… Pour ce genre d’audit, il ne faut pas se précipiter.

JEUNE AFRIQUE: Autre évolution notable depuis votre arrivée au pouvoir, celle de la sphère politique. La crispation est évidente : biométrie, dissolution du parti d’opposition l’Union nationale (UN), André Mba Obame…

ALI BONGO ONDIMBA: Après l’élection présidentielle, j’avais indiqué que je resterais ouvert à tous ceux qui souhaiteraient discuter avec moi du développement du Gabon. Certains l’ont fait, d’autres pas. Mais les tensions que vous évoquez sont d’ordre différent. La dissolution de l’UN, ce n’est que l’application des lois.

Je ne connais pas un seul État au monde où un citoyen quel qu’il soit, candidat battu lors d’un scrutin, peut organiser et faire retransmettre une cérémonie de prestation de serment et se faire introniser président de la République [c’était le 25 janvier, NDLR] sous le regard impuissant des pouvoirs publics légitimes. S’ajoutent à cela une mise en scène ridicule et un repli au siège d’une organisation internationale [celui du Programme des Nations unies pour le développement, le Pnud] squatté de manière indécente pendant un mois .Le Gabon est un État de droit qui a une Constitution et des institutions. Ceux qui les transgressent s’exposent aux sanctions prévues. Ni plus ni moins. Dura lex, sed lex: la loi a été appliquée.

JEUNE AFRIQUE: Et concernant le débat sur l’instauration de la biométrie pour les prochaines législatives ?

ALI BONGO ONDIMBA: Une fois encore, il faut clarifier les choses. La biométrie est une proposition de la majorité. À mon initiative, d’ailleurs, lorsque j’étais ministre de la Défense. Le dossier fut transmis, à l’époque, au ministre de l’Intérieur [André Mba Obame], à qui il incombait la responsabilité d’organiser les élections. Tous les membres du gouvernement d’alors pourront vous éclairer sur le traitement qui en a été fait… Une certaine opposition, qui réclame à cor et à cri la biométrie aujourd’hui, recèle en son sein le principal responsable de l’échec de ce projet quand il était aux affaires !

Passons… Pour répondre aux préoccupations de la classe politique sur l’utilisation de la biométrie lors des prochaines législatives, j’ai organisé une grande concertation nationale. J’ai écouté tout le monde et j’ai décidé de saisir la Cour constitutionnelle, afin qu’elle statue sur la position consensuelle qui s’était dégagée: repousser la date du scrutin. La suite, vous la connaissez. La Cour constitutionnelle a rejeté la demande d’un report des législatives. Les députés actuels verront leur mandat prendre fin en janvier prochain.

Au-delà de ce terme-là, nous n’aurions donc plus d’Assemblée nationale. Il est donc nécessaire qu’elle puisse être renouvelée avant. Moi, je n’ai pas l’autorité de proroger les mandats. Je ne peux pas appliquer des lois qui n’existent pas…

JEUNE AFRIQUE: Avec André Mba Obame, vous vous connaissez parfaitement. Vous avez travaillé longuement ensemble et milité au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) pour le faire évoluer. Comment en êtes-vous arrivés à devenir d’irréductibles ennemis ?

ALI BONGO ONDIMBA: Est-ce vraiment à moi qu’il faut poser cette question ? Personnellement, je ne le tiens pas pour un ennemi, pas du tout. C’est lui qui a changé, pas moi. Je suis toujours dans le même parti, défendant les mêmes idées. Lui a choisi de rejoindre des personnes qu’il a farouchement combattues pendant un quart de siècle à nos côtés et qui, chose étrange, ne lui en tiennent visiblement pas rigueur. La question est donc de savoir s’il défend réellement des idées ou si seule sa personne et son ego importent.

JEUNE AFRIQUE: Vous êtes-vous parlé depuis la présidentielle du 30 août 2009 ?

Non, jamais.

JEUNE AFRIQUE : Votre père était réputé pour savoir pardonner, y compris à ceux qui avaient été virulents avec lui.

ALI BONGO ONDIMBA : Celui qui pardonne est celui qui a été offensé. Ce n’est pas à moi de pardonner, c’est aux militantes et aux militants du PDG de le faire. Mba Obame se battait jadis au sein de ce parti pour la démocratie, de revenir au bercail lorsqu’on a répondu à leurs doléances essentiellement matérielles, c’est fini. Tout le monde n’a pas compris que le Gabon avait changé…

JEUNE AFRIQUE: Comment envisagez-vous les prochaines législatives pour le PDG?

ALI BONGO ONDIMBA: Avec beaucoup de sérénité. Nous partions quand même d’un taux de croissance négatif, – 1,9 % en 2009, nous sommes aujourd’hui à plus de 5 %. Cela veut dire que le pays bouge dans le bon sens. La confiance revient, la consommation des ménages augmente et les investisseurs étrangers affluent. Nous disposons d’un programme clair, constant et qui commence à porter ses fruits. Les Gabonais pourront juger, comparer. Enfin, pour cela, il faudrait que les autres aient quelque chose à présenter…

JEUNE AFRIQUE: La société civile s’immisce de plus en plus dans la vie politique; ses acteurs, comme Marc Ona Essangui (Brainforest), font désormais entendre leurs voix, se muent parfois en véritables opposants. Qu’en pensez-vous ?

ALI BONGO ONDIMBA: Je n’ai absolument rien contre le fait que chaque citoyen puisse se préoccuper de la vie politique de son pays. Lorsqu’elle est équidistante des organisations politiques et joue son rôle de catalyseur de la démocratie, de médiatrice, de vigie, ou encore lorsqu’elle formule des propositions, la société civile est indispensable. En revanche, lorsqu’elle est accaparée par des individus qui, tout en prônant l’alternance politique, s’incrustent de manière inamovible dans leur propre système, en font un fonds de commerce ou une plateforme de visibilité et de reconnaissance personnelle, cela pose un problème de crédibilité et d’utilité. Pour parler des ONG, on  a s s i s t e à un véritable mélange des genres.

Aujourd’hui, certains dirigeants de ces ONG se sont donné le droit de s’immiscer dans tout. Au nom de quoi et de qui, je n’en sais rien. Les décideurs politiques ont tous des mandats. Nous sommes redevables devant ceux qui nous ont fait confiance, nous jugent, nous sanctionnent. D’autres se lèvent un matin pour dire : « Moi, je n’ai d’engagement envers personne, mais je me donne le droit de venir exiger ceci ou cela.» C’est trop facile. Vous connaissez M. Marc Ona Essangui; eh bien, conseillez lui de créer un parti politique et de se présenter aux prochaines élections. Il aura donc un mandat, pourra proposer aux Gabonais ses idées, et on verra alors s’il sera soutenu. En attendant, je suggère qu’il s’occupe de la défense de l’environnement, puisque son ONG a été créée dans cet objectif-là.

JEUNE AFRIQUE: Parmi les échéances de 2012, il y a la co-organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football avec la Guinée équatoriale. Êtes-vous confiant quant aux délais de livraison des différentes infrastructures et à la bonne tenue de cette compétition?

ALI BONGO ONDIMBA : L’année 2009 a été désastreuse. Les chantiers ont pris beaucoup de retard, que nous nous efforçons de rattraper. Mais malgré tout ce qui se dit ou s’écrit, nous serons prêts à la date prévue.

JEUNE AFRIQUE: Le Gabon se tourne vers de nouveaux horizons économiques (Chine, Corée du Sud, Singapour, États-Unis, Australie…). L’arrivée de ces nouveaux acteurs n’agace-t-elle pas votre partenaire traditionnel, la France?

ALI BONGO ONDIMBA: Le Gabon a pris le parti de consolider ses alliances historiques tout en diversifiant sa coopération internationale et ses partenaires. Tous ceux qui croient dans le potentiel de notre pays sont les bienvenus, pourvu qu’ils nous apportent, évidemment, une véritable valeur ajoutée. Mais les nouveaux investisseurs qui viennent au Gabon ne le font pas au détriment des entreprises françaises. Nous aimons pratiquer l’addition et non la soustraction. J’ajouterais même que les entreprises françaises déjà sur place profitent de ces nouveaux partenariats. Le président Sarkozy soutient d’ailleurs notre politique. Tout le monde y gagne, à commencer par les Gabonais. C’est au  fond ce qui m’importe le plus.

JEUNE AFRIQUE: Le Gabon mise beaucoup sur le green business, l’environnement et la mise en valeur de ses atouts en la matière. Pour certains, il s’agit là d’un simple phénomène de mode…

ALI BONGO ONDIMBA: Le green business, au sens large, c’est la prochaine révolution économique, au même titre que les révolutions agricole et industrielle .Nous jouissons d’atouts considérables. Il faudrait être fou pour n’en faire qu’une lubie ou un simple phénomène de mode comme vous le dites.

JEUNE AFRIQUE: La zone économique spéciale de Nkok sera inaugurée le 9 septembre. Ce type d’infrastructures se multiplie en Afrique. Qu’en attendez-vous ?

ALI BONGO ONDIMBA : Nous voulons appuyer, grâce à des avantages fiscaux attractifs, les entrepreneurs qui investissent, notamment dans la transformation du bois, et plus généralement ceux qui participent à l’industrialisation de notre économie. Déjà 6 000 emplois directs et indirects ont été créés. Avec un investissement direct étranger de près de 200 millions de dollars, il s’agit de la première zone économique spéciale d’Afrique subsaharienne. D’après nos prévisions, Nkok attirera environ 1 milliard de dollars d’investissements, avec un potentiel de près de 50 000 emplois à terme.

Une zone franche sur l’île Mandji, à Port-Gentil, est également en cours de constitution. Elle sera davantage spécialisée dans les industries et services parapétroliers, l’assemblage, le stockage et la distribution de produits, et dans les activités de services liées aux nouvelles technologies .Un premier investissement de 1,5 milliard de dollars a été signé en 2010 avec Olam et le groupe indien Tata Chemicals pour la construction d’une usine d’engrais.

JEUNE AFRIQUE : Comment voyez-vous l’après pétrole?

ALI BONGO ONDIMBA: C’est certainement une époque que je ne connaîtrai pas… En revanche, cela concerne nos enfants. Voilà pourquoi nous voulons nous préparer maintenant. Nous misons beaucoup sur l’industrie forestière, mais aussi sur le secteur des mines. Il n’a pas vraiment été exploité, à part certains produits comme le manganèse et l’uranium, et seulement dans certaines localités. Plus largement, nous sommes en train de promouvoir un tissu industriel et de favoriser l’émergence de champions rayonnant au niveau régional, voire international, comme Gabon Oil, Petro Gabon, la Compagnie équatoriale des mines, ou encore Olam Pétrochimie. Ce ne sont là que des exemples : nous avons élaboré 20 plans sectoriels sur cinq ans dans le tourisme, le numérique, les infrastructures, les transports, etc.

JEUNE AFRIQUE: Sur le plan diplomatique, maintenant, quels rapports entretenez-vous avec les principaux chefs d’État de la sous- région, qu’il s’agisse du Camerounais Paul Biya, de l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema ou du Congolais Denis Sassou Nguesso ? Vous êtes le plus jeune et le plus récemment arrivé au pouvoir…

ALI BONGO ONDIMBA: Voulez-vous savoir si j’ai subi le bizutage du petit nouveau? Non, je peux vous rassurer, nos rapports sont très bons. Les chefs d’État de la sous-région sont des personnalités que je connais depuis longtemps, cela aide. Nous travaillons ensemble dans le cadre de la Cemac [Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale] : ce qui se passe bien chez l’un est intéressant pour l’autre et l’affecte dans le bon sens.

JEUNE AFRIQUE: Il y a pourtant eu des périodes délicates, notamment avec l’affaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Vous avez pris vos fonctions en octobre 2009, quand le scandale a éclaté. Le Gabon a perdu le poste de gouverneur au profit de la Guinée équatoriale et le principe de rotation a été adopté. Comment avez-vous vécu cette période ?

ALI BONGO ONDIMBA: Il est évident que, pour moi qui m’installais à peine, cela n’a pas été facile. Mais un problème touchant la Beac est un problème qui touche tous les États, pas seulement le Gabon.

JEUNE AFRIQUE: Mais ce sont des responsables gabonais de l’institution qui ont été mis en cause.

ALI BONGO ONDIMBA : Oh, ils n’étaient pas seuls…

JEUNE AFRIQUE : C’est-à-dire?

ALI BONGO ONDIMBA : Nous avons réagi très rapidement pour qu’une enquête soit menée afin de déterminer ce qu’il s’était réellement passé. Et nous souhaitons ardemment que ces investigations aillent jusqu’au bout. Je n’ai pas de problème particulier avec mes voisins, mais je souhaite que tout le monde soit traité de la même manière. Aujourd’hui, les choses se passent bien et la réforme de la banque va continuer.

JEUNE AFRIQUE: On a parlé de tensions avec la Guinée équatoriale, comme lors du conflit territorial au sujet de l’île de Mbanié…

ALI BONGO ONDIMBA: S’il y avait de la tension avec la Guinée équatoriale, je n’aurais pas soutenu le gouverneur actuel de la banque, qui est équato-guinéen. Notre différend territorial est géré au niveau de la Cour internationale de justice de La Haye et n’impacte pas les partenariats qui nous lient, dont l’organisation de la CAN. Le président Obiang et moi-même étions fin juillet à la frontière de nos pays pour inaugurer deux ponts qui vont augmenter nos échanges commerciaux et faciliter la circulation des personnes. Existe-il meilleur symbole d’entente que la construction d’un pont ?

JEUNE AFRIQUE: vous êtes rendu en visite officielle aux États-Unis, du 5 au 10 juin, où vous avez rencontré le président Obama. Que vous êtes-vous dit?

ALI BONGO ONDIMBA: Quand des chefs d’État se rencontrent, c’est pour échanger sur les sujets bilatéraux mais aussi sur les grandes questions de l’heure. Il arrive également qu’on puisse demander quelques conseils. Cet échange n’a pas échappé à la règle. L’international et la crise libyenne ont évidemment été abordés, étant donné que le Gabon siège encore au Conseil de sécurité jusqu’à la fin de l’année. En tout cas, ce fut très cordial.

JEUNE AFRIQUE: Cette visite a aussi été l’occasion de nombreuses critiques de la part de l’opposition et de la société civile gabonaise, qui ont trouvé un certain écho aux États-Unis: biens mal acquis, accusations de népotisme, de mauvaise gouvernance, voire de dictature…

ALI BONGO ONDIMBA : Les critiques dont vous parlez, je m’y attendais: elles ont été formulées parmes adversaires politiques, ceux-là mêmes dont nous venons de parler, et reprises par certains médias pour qui nous sommes des gens infréquentables, corrompus, et qui ne peuvent rien faire de positif…J’ai d’ailleurs découvert, avec la relance médiatique de l’affaire dite des « biens mal acquis », qu’il existait en droit un nouveau délit, le délit de patronyme. Je m’appelle Bongo, je suis donc forcément coupable… Et je note au passage qu’il s’agit, dès l’énoncé de l’affaire elle-même, non pas d’une interrogation mais d’une affirmation.

JEUNE AFRIQUE: Trouvez-vous anormal que l’on puisse se poser la question de la provenance des fonds qui ont permis d’acquérir des biens à l’étranger, en France notamment? Ou que l’on s’interroge sur des acquisitions immobilières au nom de l’État gabonais, comme l’hôtel particulier de la rue de l’Université à Paris ou l’ex-résidence de Ted Kennedy à Washington?

ALI BONGO ONDIMBA : Que les choses soient claires : chaque fois qu’il nous paraîtra opportun de procéder à la consolidation du patrimoine immobilier de l’État gabonais, nous ne demanderons l’onction de personne. Le Gabon est un état souverain qui peut faire des investissements rentables et durables, y abriter ses représentations diplomatiques conformément à ses moyens et à ses ambitions. L’État gabonais ne se contentera pas d’être locataire ad vitam æternam. Dans les deux cas cités, à Paris et à Washington, nous avons informé par communiqué l’opinion publique nationale et internationale parce que nous n’avions rien à cacher.

Un chef d’État , un patron ,un avocat africain ne peut pas s’offrir des véhicules dits de luxe, une villa ou un appartement sans être taxé de voleur? En Afrique, comme partout ailleurs, il existe des processus transparents d’accumulation de richesses. Quand celles-ci sont pillées par des gens extérieurs au continent, ce n’est pas un problème, mais dès que c’est un Africain qui possède de l’argent, c’est suspect. En ce qui me concerne, il n’y a aucun bien personnel dont je ne peux justifier l’origine et l’acquisition légales.

Mon patrimoine est déclaré. Je mets au défi n’importe quelle organisation ou quidam de prouver le contraire. J’ai gagné de l’argent dans ma vie, j’ai fait des affaires, parfois très bonnes, notamment lorsque j’ai dû quitter mon poste de ministre [en 1991]. Je ne vais pas m’excuser d’avoir gagné cet argent ni de m’appeler Bongo, même si cela en dérange certains qui avaient pris l’habitude de « cogner » sur mon père et continuent avec moi dans un réflexe pavlovien.

JEUNE AFRIQUE: Ce que vous reprochent vos détracteurs et ceux qui ont déposé ces plaintes en France, c’est votre train de vie et celui d’un certain nombre de vos pairs. Un train de vie que vous ne pourriez vous permettre si vous n’aviez pas, disons, pioché dans la caisse…

ALI BONGO ONDIMBA: Bien. J’ai été élu président de la République gabonaise, pas de l a République française. J’ai des comptes à rendre aux seuls Gabonais. Et qu’on cesse de prendre les Africains pour des imbéciles, parce que tout cela revient à dire : «Nous les bons Blanc s, nous sommes plus intelligents, donc analysons mieux les choses et les faisons à votre place. » Cette attitude frise la condescendance et le racisme. Je n’ai volé personne et n’ai détourné aucuns fonds. Mais je n’ai pas vocation à servir de punching-ball…

JEUNE AFRIQUE: L’année 2011 a été marquée par une actualité très forte sur le continent : révolutions arabes, en Tunisie d’abord puis en Égypte et en Libye, évolutions au Maroc ou en Algérie, crise ivoirienne… Comment avez-vous vécu, par exemple la chute du régime Ben Ali le 14 janvier? Cela vous a-t-il surpris?

ALI BONGO ONDIMBA: Il faut être honnête, nous avons tous été surpris. Toutes proportions gardées, et même si l’issue a été différente, cela m’a rappelé ce qu’un certain nombre de pays d’Afrique subsaharienne ont vécu dans les années 1990 avec l’expression très forte d’aspiration démocratique et les conférences nationales. Lorsque le peuple veut être entendu, lorsqu’il exige des changements, il est impossible de ne pas y répondre. C’est une leçon pour nous tous, que nous avons intérêt à méditer.

JEUNE AFRIQUE: Six mois après le début de l’insurrection libyenne, le régime de Mouammar Kaddafi s’est enfin effondré. Vous avez fait le choix, en mars dernier, de voter la résolution des Nations unies autorisant l’intervention militaire de l’Otan, contre l’avis exprimé par l’Union africaine. Pourquoi ce choix?

ALI BONGO ONDIMBA: Comme membre du Conseil de sécurité, nous avons effectivement approuvé la résolution 1973. Nous pensions que le fait d’entamer des discussions au sein du Conseil de sécurité inciterait les autorités libyennes à infléchir leur position, à arrêter les hostilités et à ouvrir un véritable dialogue.

Or il se trouve que, pendant que nous étions en train de discuter de cette résolution, Kaddafi a tout fait pour accélérer la répression et en finir avant qu’elle ne soit adoptée. Une telle attitude a certainement influencé un certain nombre de pays d’abord réticents à voter ce texte… Nous assistons donc aujourd’hui à la chute inéluctable d’un régime qui est Resté sourd à tous les appels à l’apaisement et au dialogue. Trop de vies ont été perdue sa cause de cet aveuglement. Kaddafi, comme Gbagbo avant lui, n’a pas eu, ou n’a pas voulu avoir, la lucidité nécessaire pour ne pas prolonger inutilement la liste des victimes de cette guerre.

JEUNE AFRIQUE: Et maintenant, Kaddafi parti, comment voyez-vous l’avenir proche de la Libye ?

ALI BONGO ONDIMBA: J’ai reçu courant août des dirigeants du Conseil national de transition (CNT) désireux de faire participer la communauté internationale à la recherche de solutions politiques durables. Nous devons tous apporter notre concours à la Libye pour qu’elle panse ses plaies et qu’elle s’attelle à construire son avenir. Un chantier titanesque, qui implique de poser les principes d’édification et de consolidation d’un véritable État de droit, de répartition équitable des richesses du pays et de restauration de la stabilité et de la sécurité, indispensables à sa reconstruction. Tout cela doit nécessairement passer par l’expression de la volonté du peuple, donc par des élections. Je ne doute pas que les Libyens y parviennent. Même si le chemin sera très long et ardu.

JEUNE AFRIQUE: L’intervention militaire de l’Otan en Libye, comme celle des Nations unies en Côte d’Ivoire, a choqué de nombreux Africains, qui y voient l’expression d’une forme de néocolonialisme dans le seul but d’accaparer les richesses de ces pays. Au point d’ériger, pour certains, Mouammar Kaddafi et Laurent Gbagbo au rang de résistants et de héros africains. Comprenez-vous cette sensibilité?

ALI BONGO ONDIMBA : Bien sûr, je comprends que l’on puisse penser cela compte tenu de l’histoire de notre continent, mais je ne partage pas cette opinion. Quelles alternatives avait-on? Laisser la Côte d’Ivoire ou la Libye sombrer dans le chaos et se dérouler sous nos yeux de véritables bains de sang?

JEUNE AFRIQUE: L’alternative aurait été que l’Union africaine (UA) elle-même prenne en charge ces crises, soit plus efficace ou dirige ces interventions…

ALI BONGO ONDIMBA : Il faut être réaliste et pragmatique. Nous n’avons pas pu le faire, soit parce que nous n’étions pas d’accord, soit parce que nous n’en avions pas les moyens. C’est tout le problème que nous rencontrons à l’heure actuelle au niveau de l’UA. Nous en sommes tous conscients, et il faudra bien s’asseoir autour d’une table pour trouver des solutions. Mais personne ne nous a empêchés d’intervenir, c’est nous qui avons échoué. Il a bien fallu, une fois ce constat dressé, travailler avec ceux qui avaient la capacité d’empêcher que le pire ne se produise.

JEUNE AFRIQUE : Comment avez-vous vécu les images de l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier?

ALI BONGO ONDIMBA : Ce ne sont pas des images que l’on souhaite voir, c’est une évidence. Mais à partir du moment où il a décidé de mener son combat jusqu’au bout – il faut tout de même rappeler qu’il est le principal responsable de cette crise –, il n’existait que deux possibilités : la capture ou la mort. Cela aurait donc pu être pire.

JEUNE AFRIQUE: Pensez-vous, après tout ce qu’a connu ce pays depuis la mort d’Houphouët, que les Ivoiriens pourront réellement se réconcilier ?

ALI BONGO ONDIMBA : Oui. Il ya suffisamment de sagesse chez les Ivoiriennes et les Ivoiriens. Ils ne peuvent qu’avoir mesuré les dégâts provoqués par la guerre et l’instabilité. Le président Ouattara sait aussi que la tâche qui l’attend est immense, qu’elle nécessitera du temps et beaucoup de sueur. Mais nous sommes tous prêts à l’aider.

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