Le Bureau Politique du Parti Démocratique Gabonais vient d'entériner la liste définitive des 120 candidats qui défendront les couleurs de leur formation politique sur l'ensemble du territoire nationale. Voici la liste complète:
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vendredi 30 septembre 2011
mercredi 28 septembre 2011
JEAN EYEGHE NDONG PRIS EN FLAGRANT DELIRE DE MENSONGE EN FRANCE: LA REDOUTABLE SENTENCE
Désormais en manque de visibilité et en proie à une sénilité d’esprit, certains de nos hommes politiques n’hésitent plus à s'essayer ouvertement au ridicule pour paraître sur les écrans, surtout lorsqu'ils choisissent la presse française comme terrain de prédilection...
Décidément les récentes révélations du dernier « mohican » de la Françafrique Robert Bourgi alias « BOB », au sujet de prétendues mallettes qu’auraient distribué certains Chefs d’Etat africains, en l’occurrence Feu OMAR BONGO ONDIMBA, ont soudainement servi d’antidote à une poignée de personnages parmi lesquels un ancien Premier Ministre gabonais, pourtant jusque là atteint de la maladie d’Alzheimer... Suivez notre regard...
Longtemps plongé dans une latence comatique d’idée pour son propre pays, Monsieur Eyeghe Ndong a choisi de déverser le fruit de ses dernières réminiscences en prêtant sa voix à plusieurs médias français et africains, et s’offrant par la même occasion un statut de « témoin » dans la désormais « Affaire Bourgi ». Ah, Monsieur EYEGHE NDONG, que vous arrive-t-il donc !
Nimbées d’une ribambelle de contradictions qui traduisent l’état de « ménopause mentale» très avancé de l’ancien Premier Ministre Gabonais, les différentes interviews accordées par Jean Eyeghe Ndong offrent de quoi rigoler pendant plusieurs semaines mais surtout de quoi susciter des interrogations sur les mobiles réelles de ce coming out assez surprenant.
Partant d’un « J’en ai entendu parler », Jean Eyeghe Ndong n’a pas hésité à se fendre d’un récit truffé d’équivoques, dans lequel il se vente d’avoir obtenu des confidences du défunt Président Omar BONGO ONDIMBA au sujet des « fameuses mallettes de Robert BOURGI », en rajoutant que selon lui, ces pratiques n’auraient pas cessé. De quoi retourner l’illustre Chef de l’Etat défunt de sa tombe !
Voilà un ancien petit premier ministre qui a gouverné par "pilotage automatique" pendant 3 années au Gabon, et qui s’octroie le droit de corroborer des allégations dont-il sait bien que l’auteur prétendu ne pourrait les démentir pour cause de mort. Une fois de plus, Jean Eyeghe Ndong a raté une belle occasion de se taire, choisissant de s’offrir en spectacle, successivement sur les antennes de RFI, France 24 et Africa 24. C’est ainsi que grâce à ses prouesses en la matière, il consacre définitivement son statut de « Professionnel du Ridicule ».
Au-delà des aspects anecdotiques que traduisent ses passages dans les médias français, Jean Eyeghe Ndong confirme bien qu’il est le prototype même des instigateurs de tensions entre deux Nations (le Gabon et la France), qu’une forte amitié lie depuis plusieurs décennies ! Oui, les relations entre le Gabon et la France sont au beau fixe et ce, depuis le Président Léon MBA en passant par Omar BONGO ONDIMBA, jusqu’à Ali BONGO ONDIMBA, chacun l'adaptant à son époque.
Que ceux qui ne le savent pas le tiennent désormais pour dit, la nature des relations entre le Gabon et la France se résume de la manière suivante: Léon MBA les a initiées, Omar BONGO ONDIMBA les a renforcées et Ali BONGO ONDIMBA vient de les décomplexer!
Monsieur Eyeghe Ndong, ce que vous refusez d’accepter en réalité, c’est le CHANGEMENT qui s’opère au Gabon et auquel vous vous opposez de manière fébrile et sans conviction. Arrêtez donc de cultiver les derniers vestiges de la vielle mouvance politique gabonaise. Celle qui a spolié le Gabon de ses vertus en prônant un conservatisme paralysant.
Durant vos trois années de Primature, vous aurez prospéré en semant le Cancer de l’Immobilisme, la montée du syndicalisme politique et la dépravation des mœurs dans notre pays !
Mais ce qui vous dérange et ronge votre existence aujourd'hui, Monsieur Eyeghe Ndong, c’est que notre Gabon, notre pays, le Futur Gabon émergent soit en pleine mutation ; ce qui obnubile votre nouveau statut de préposé par défaut, c’est le fait que depuis l’accession d’Ali BONGO ONDIMBA à la Magistrature Suprême, au Gabon désormais Rien ne se Perd, Tout se Crée et Tout se Transforme !
Vos tentatives de courtisans de la presse françaises sont toutes vouées à l’échec, puisque même en France ON VOUS CONNAIT !
Vous avez incontestablement été le plus mauvais Premier Ministre que le Gabon ait connu , c'est de notorieté publique!
Au moment où d’autres dignitaires de son âge rédigent leurs mémoires et préparent minutieusement leur rencontre avec Dieu en dressant le bilan de leur utilité ici bas, ce désormais « Papy Jean » de la République préfère s’accommoder à un rapport de préposition dominé par la pratique des sales besognes et dont le commettant n’est plus à présenter… Vous le connaissez tous!
Aussi, lorsqu’on joue à l’accusateur et au vieux petit rapporteur il faut savoir apporter les preuves de ses élucubrations ! En définitive, Cher Monsieur Eyeghe Ndong, lorsqu’on on n’a pas d’arguments politiques, de projet sociétal et développemental, de vision, de réalisations à son actif, on la boucle plutôt que de vouloir s’illustrer négativement sous les feux de la rampe en s’adonnant à un ridicule spectacle devant la presse internationale !
Nul besoin de revenir sur la question de la Biométrie qui demeure un sujet quelconque pour le commun des gabonais, le Juge constitutionnel ayant tranché le litige en privilégiant le strict respect de la Légalité Constitutionnelle!
Ceci n’est qu’une entrée en matière… Nous prendrons le temps de décortiquer la substance même des différentes déclarations fallacieuses de Monsieur Eyeghe Ndong…
Auteurs: L'UJPDG-FRANCE et La G.R.G.E (Garde Rapproché du Gabon Emergent)
Source: G.R.G.E/ UJPDG-FRANCE
jeudi 1 septembre 2011
FORUM NATIONAL DE LA JEUNESSE GABONAISE: DÉCRYPTAGE D'UN ÉVÈNEMENT HISTORIQUE TRÈS ATTENDU
Le prochain Forum National de la Jeunesse qui se tiendra du 9 au 10 Septembre 2011 approche à grands pas; la pression monte; les jeunes gabonais attendent de vivre ce moment impatiemment, car nombreuses sont les attentes, tant du côté des pouvoirs publics que des concernés. Décryptage d'un évènement historique très attendu :
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Pourquoi un Forum National de la Jeunesse au Gabon ?
Le Gabon compte environ 1 500 000 habitants dont 40% des jeunes. La majorité de cette frange de la population a moins de 18 ans et est scolarisée ; elle réside dans les centres urbains. Malgré les performances du système éducatif gabonais avec un taux net de scolarisation de 90% environ, le niveau de déperdition scolaire est important ; ceux qui parviennent à décrocher un diplôme trouvent difficilement un emploi, en raison de l’inadéquation formation-emploi qui risque d’ailleurs de s’observer dans les nouvelles opportunités d’emploi qu’offrent de plus en plus des secteurs novateurs.
Cette problématique de l’emploi des jeunes est doublée d’une crise sociale qui les affecte sans distinction. En effet, la mondialisation, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et les changements consécutifs à l’accélération de l’urbanisation de nos villes avec la perte de repères ont entraîné l’affaiblissement de la structure familiale.
Les mutations socioculturelles marquées par les familles récomposées, l’instabilité familiale, les familles monoparentales, le taux élevé de divorces, la sexualité, les grossesses, les mariages, la maternité et la paternité précoces, la prostitution, l’excision, la cybercriminalité et le trafic d’enfants, perturbent l’équilibre psychologique des jeunes et influent sur leur capacité citoyenne à s’impliquer en tant qu’acteurs dans le processus de développement du pays.
D’autres maux assombrissent ce tableau : l’analphabétisme, les attitudes rebelles et défi des jeunes à l’encontre des normes et règlements édictés par la société les exposent à toutes sortes de dérives et de dangers. Leur envie de prendre des risques est particulièrement très active dans leur quête perpétuelle d’expériences personnelles. Ce qui les expose davantage à tous les risques et les rend vulnérables face à de nombreux fléaux : tels que la toxicomanie, l’alcoolisme, la violence sous toutes ses formes, les IST et le VIH/SIDA, en particulier.
Sur le plan professionnel, le déficit en formation technique, professionnelle et celui du manque de structures et de mécanismes d’encadrement (tutorat pour les formations de proximité), l’insuffisance d’infrastructures socio-éducatives, le manque de l’information et de communication, et la faible implication des jeunes dans le processus d’identification, d’élaboration, de mise en oeuvre et d’évaluation des actions qui les concernent, sont autant de maux qui entravent leur épanouissement.
Ces préoccupations cruciales ont interpellé le candidat à l’élection présidentielle du 30 août 2009, Ali BONGO ONDIMBA qui, en guise de réponse les a inscrites dans son projet de société : « l’Avenir en Confiance », et pris l’engagement une fois élu d’organiser un Forum National de la Jeunesse. Au cours duquel les attentes et les préoccupations des jeunes seront recueillies afin d’élaborer la Politique Nationale de la Jeunesse.
Cette approche participative est la matérialisation de l’implication des jeunes aux politiques et programmes qui les concernent, en tant qu’acteurs et bénéficiaires.
Placé sous le thème « Contrat de partenariat pour une jeunesse responsable », ce Forum se décline en trois sous-thèmes :
1/ Formation – Emploi ;
2/ Sport, Culture et loisirs ;
3/ Famille, Etiques et valeurs.
Au-delà du sort de la Jeunesse gabonaise, c’est celle de tout le continent africain qui interpelle le Président ALI BONGO ONDIMBA dont le discours prononcé à Yaoundé le 19 Mai 2010 dans le cadre de la Conférence Internationale Africa 21, est considéré comme l’un des plus historiques et plus poignants de ces dernières années.
En voici un extrait :
« … J’ai foi en la jeunesse Africaine. Ayez, vous aussi, foi en elle… Les jeunes ont tant besoin que leurs avis soient pris en compte par les pouvoirs publics… Il nous paraît important de cerner les aspirations de cette jeunesse et sa vision pour l’avenir. C’est le lieu de nous poser des questions sur : quelle vision de l’Afrique ont les jeunes africains ? Comment perçoivent-ils les nouvelles initiatives du développement ?
Nous ne devons pas les (les jeunes) laisser longtemps au bord du trottoir au risque de les voir virer dans les comportements répréhensibles. Mais la dure et la vraie réalité est que l’Afrique n’a pas suffisamment investi dans le développement du capital humain, pour tirer profit des avantages que représente sa population juvénile…
Le progrès auquel aspire la jeunesse africaine c’est-à-dire nos dirigeants de demain, doit être placé au coeur des gouvernants africains que nous sommes. … Il faut investir dans la jeunesse et dans l’enfance pour que la jeunesse de 2025 reconnaisse l’altruisme des aînés d’aujourd’hui.
Pour ma part, je reste convaincu que les jeunes Africains peuvent changer le monde et doivent changer le monde… », ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise.
lundi 29 août 2011
ALI BONGO ONDIMBA LIVRE SES 4 VÉRITÉS DANS UNE INTERVIEW AU MAGAZINE "JEUNE AFRIQUE"
Dans une interview sans concession accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », le Président de la République gabonaise Ali BONGO ONDIMBA revient en toute franchise sur ses deux années à la tête de l’Etat gabonais et dresse le bilan de ses actions depuis 2009. Réformes économiques, organisation des élections législatives, crise en Libye, Union Africaine… Dans cet entretien, le Chef de l’Etat dit tout. Il s’y exprime avec clarté et simplicité sur les thèmes qui animent le Gabon, l'Afrique et le monde, ne laissant aucune question de côté. « Tout le monde n’a pas compris que le Gabon avait changé », a souligné le Chef de l'Etat comme pour confirmer que la récréation était bel et bien finie au Gabon.
L'UJPDG de FRANCE vous propose en exclusivité l'intégralité de cette interview en vous recommandant vivement de tout lire afin de recevoir les réponses à toutes les interrogations qui ont pu tarauder les uns et les autres:
Libreville, mi- août, La capitale n'est plus la même. Plus propre, plus ordonnée et en chantier permanent. Le Gabon « émerge », l'expression est sur toutes les lèvres, d'un long coma, celui de la fin des années Omar Bongo Ondimba (OBO).
Le nouveau chef de l'Etat est entré dans ses fonctions, en octobre 2009, au pas de charge: suppression des postes fictifs ou superflus à la présidence et au gouvernement, mise à l'écart d'un certain nombre de caciques de l'ancien régime, fin des cumuls de mandats, plafonnement des salaires pour les dirigeants d'entreprises publiques, rigueur, multiplication des audits, etc. On lui prédisait alors les pires ennuis. Il remettait en effet en question une multitude de baronnies, perturbait des équilibres que son père avait façonnés des décennies durant et, donc, secouait trop durement un cocotier supposé fragile.
Le père se comportait comme un chef de village ou de famille, soucieux de maintenir l'harmonie entre tous ses « enfants », y compris les plus prodigues et les moins reconnaissants. Le fils, lui, n'a pas tant d'états d'âme et ne goûte guère les compromis. Seuls les résultats lui importent. Deux ans plus tard, le tsunami prédit n'a pas eu lieu et le Gabon poursuit son long réveil. Même si le naturel n'est pas facile à chasser : pas une semaine ne passe sans sanction, tête coupée ou rappel à J'ordre. Les Indélicats n'ont pas tous disparu avec l'« Emergence » ...
C'est au premier étage du Palais du bord de mer que le chef de l'Etat nous a reçu pour répondre à nos questions, dans le bureau qu'occupait Jadis OBO. Un long entretien - près de deux heures - au cours duquel il défend son bilan, décline ses ambitions, répond aux attaques (intransigeance, affaire des biens mal acquis, train de vie, biométrie et législatives, crispation politique) et livre son analyse sur le Printemps arabe, les crises libyenne et Ivoirienne, le scandale de la Beac ou encore les ratés de l'Union africaine.
JEUNE AFRIQUE: Deux ans après l’élection présidentielle, le Gabon a considérablement changé. De chef évidemment, donc de style, mais aussi de vie politique. Quel bilan dressez-vous de ces vingt-quatre mois écoulés?
ALI BONGO ONDIMBA: Question piège…Disons que nous sommes sur la bonne voie, même si je concède être de nature impatiente. En me présentant à la présidentielle, j’ai soumis un projet, celui du Gabon émergent, avec des axes précis, une vision, des valeurs réaffirmées et une stratégie. Une fois installé dans mes fonctions, en octobre 2009, j’ai mis en œuvre ce programme. Nous avons ainsi lancé un grand nombre de chantiers. Ce qui est important à nos yeux, c’est de diversifier l’économie gabonaise pour préparer l’après-pétrole. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et demande un certain nombre de réformes, une véritable révolution des mentalités et des pratiques ainsi qu’une profonde remise en question, ce qui n’est jamais évident.
JEUNE AFRIQUE: Vos premiers pas à la tête du pays ont tout de même été marqués par une sévère reprise en main et des décisions pas toujours très populaires: fin des effectifs pléthoriques dans la fonction publique, des placards dorés et des cumuls de mandats et de fonctions, chasse aux gaspillages, journée continue, interdiction d’exporter les grumes de bois non transformées sur place, etc. De quoi, en somme, vous faire de nombreux ennemis…
ALI BONGO ONDIMBA: N’exagérons rien. D’une part, personne n’a été pris au dépourvu :nous avons appliqué ce que nous avions indiqué lors de la campagne. D’autre part, si je me suis fait effectivement quelques ennemis parmi ceux qui profitaient du système ou pour qui les mots « performance » ou « compétence » ressemblent à des injures, la majorité des Gabonais réclamait ces mesures. Ils avaient conscience que nous allions dans le mur. Il était totalement illusoire de penser que nous allions réussir à atteindre nos objectifs sans aller vers une meilleure gouvernance, plus d’équité, de travail et de rigueur. Je crois que le message est passé. Nous restons cependant vigilants, car certaines poches de résistance demeurent.
JEUNE AFRIQUE: Vous avez changé de très nombreuses personnalités à la tête d’entreprises publiques, dans l’administration ou la magistrature. Est-ce le signe que les résultats ne suivent pas ou que le Gabon peine à fournir des cadres compétents?
ALI BONGO ONDIMBA: Dire que nous peinons à trouver les bonnes personnes, c’est peut-être exagéré. Il s’est trouvé en revanche que certains gênaient la réalisation de nos programmes. Je me suis par exemple engagé à construire un minimum de 5 000 logements. Nous avons réuni tout le monde, préparé les projets et élaboré leurs financements. Six mois après, cela n’avait toujours pas démarré. Pourquoi? À cause d’un certain nombre de pesanteurs et de personnes qui ne faisaient pas leur travail ou, pis, profitaient de leur position pour accaparer des terrains et en faire commerce .Certains fonctionnaires se sont dit : « Encore des effets de style, de belles paroles, il n’y aura pas d’action derrière, continuons comme avant. » Ils ont été mal inspirés.
JEUNE AFRIQUE: Vous aviez annoncé la publication des résultats de l’audit de la fonction publique en janvier 2010. Ce n’est toujours pas le cas. Pour quelle raison?
ALI BONGO ONDIMBA : Parce que j’ai demandé que l’audit soit refait.
Entièrement ?
ALI BONGO ONDIMBA : Oui. Je ne suis pas satisfait de la manière dont il a été mené. Ses résultats ne reflètent pas la réalité. Il y a un problème, et je veux m’en assurer. Comme si tout le monde s’était tenu à carreau le temps de sa réalisation… Pour ce genre d’audit, il ne faut pas se précipiter.
JEUNE AFRIQUE: Autre évolution notable depuis votre arrivée au pouvoir, celle de la sphère politique. La crispation est évidente : biométrie, dissolution du parti d’opposition l’Union nationale (UN), André Mba Obame…
ALI BONGO ONDIMBA: Après l’élection présidentielle, j’avais indiqué que je resterais ouvert à tous ceux qui souhaiteraient discuter avec moi du développement du Gabon. Certains l’ont fait, d’autres pas. Mais les tensions que vous évoquez sont d’ordre différent. La dissolution de l’UN, ce n’est que l’application des lois.
Je ne connais pas un seul État au monde où un citoyen quel qu’il soit, candidat battu lors d’un scrutin, peut organiser et faire retransmettre une cérémonie de prestation de serment et se faire introniser président de la République [c’était le 25 janvier, NDLR] sous le regard impuissant des pouvoirs publics légitimes. S’ajoutent à cela une mise en scène ridicule et un repli au siège d’une organisation internationale [celui du Programme des Nations unies pour le développement, le Pnud] squatté de manière indécente pendant un mois .Le Gabon est un État de droit qui a une Constitution et des institutions. Ceux qui les transgressent s’exposent aux sanctions prévues. Ni plus ni moins. Dura lex, sed lex: la loi a été appliquée.
JEUNE AFRIQUE: Et concernant le débat sur l’instauration de la biométrie pour les prochaines législatives ?
ALI BONGO ONDIMBA: Une fois encore, il faut clarifier les choses. La biométrie est une proposition de la majorité. À mon initiative, d’ailleurs, lorsque j’étais ministre de la Défense. Le dossier fut transmis, à l’époque, au ministre de l’Intérieur [André Mba Obame], à qui il incombait la responsabilité d’organiser les élections. Tous les membres du gouvernement d’alors pourront vous éclairer sur le traitement qui en a été fait… Une certaine opposition, qui réclame à cor et à cri la biométrie aujourd’hui, recèle en son sein le principal responsable de l’échec de ce projet quand il était aux affaires !
Passons… Pour répondre aux préoccupations de la classe politique sur l’utilisation de la biométrie lors des prochaines législatives, j’ai organisé une grande concertation nationale. J’ai écouté tout le monde et j’ai décidé de saisir la Cour constitutionnelle, afin qu’elle statue sur la position consensuelle qui s’était dégagée: repousser la date du scrutin. La suite, vous la connaissez. La Cour constitutionnelle a rejeté la demande d’un report des législatives. Les députés actuels verront leur mandat prendre fin en janvier prochain.
Au-delà de ce terme-là, nous n’aurions donc plus d’Assemblée nationale. Il est donc nécessaire qu’elle puisse être renouvelée avant. Moi, je n’ai pas l’autorité de proroger les mandats. Je ne peux pas appliquer des lois qui n’existent pas…
JEUNE AFRIQUE: Avec André Mba Obame, vous vous connaissez parfaitement. Vous avez travaillé longuement ensemble et milité au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) pour le faire évoluer. Comment en êtes-vous arrivés à devenir d’irréductibles ennemis ?
ALI BONGO ONDIMBA: Est-ce vraiment à moi qu’il faut poser cette question ? Personnellement, je ne le tiens pas pour un ennemi, pas du tout. C’est lui qui a changé, pas moi. Je suis toujours dans le même parti, défendant les mêmes idées. Lui a choisi de rejoindre des personnes qu’il a farouchement combattues pendant un quart de siècle à nos côtés et qui, chose étrange, ne lui en tiennent visiblement pas rigueur. La question est donc de savoir s’il défend réellement des idées ou si seule sa personne et son ego importent.
JEUNE AFRIQUE: Vous êtes-vous parlé depuis la présidentielle du 30 août 2009 ?
Non, jamais.
JEUNE AFRIQUE : Votre père était réputé pour savoir pardonner, y compris à ceux qui avaient été virulents avec lui.
ALI BONGO ONDIMBA : Celui qui pardonne est celui qui a été offensé. Ce n’est pas à moi de pardonner, c’est aux militantes et aux militants du PDG de le faire. Mba Obame se battait jadis au sein de ce parti pour la démocratie, de revenir au bercail lorsqu’on a répondu à leurs doléances essentiellement matérielles, c’est fini. Tout le monde n’a pas compris que le Gabon avait changé…
JEUNE AFRIQUE: Comment envisagez-vous les prochaines législatives pour le PDG?
ALI BONGO ONDIMBA: Avec beaucoup de sérénité. Nous partions quand même d’un taux de croissance négatif, – 1,9 % en 2009, nous sommes aujourd’hui à plus de 5 %. Cela veut dire que le pays bouge dans le bon sens. La confiance revient, la consommation des ménages augmente et les investisseurs étrangers affluent. Nous disposons d’un programme clair, constant et qui commence à porter ses fruits. Les Gabonais pourront juger, comparer. Enfin, pour cela, il faudrait que les autres aient quelque chose à présenter…
JEUNE AFRIQUE: La société civile s’immisce de plus en plus dans la vie politique; ses acteurs, comme Marc Ona Essangui (Brainforest), font désormais entendre leurs voix, se muent parfois en véritables opposants. Qu’en pensez-vous ?
ALI BONGO ONDIMBA: Je n’ai absolument rien contre le fait que chaque citoyen puisse se préoccuper de la vie politique de son pays. Lorsqu’elle est équidistante des organisations politiques et joue son rôle de catalyseur de la démocratie, de médiatrice, de vigie, ou encore lorsqu’elle formule des propositions, la société civile est indispensable. En revanche, lorsqu’elle est accaparée par des individus qui, tout en prônant l’alternance politique, s’incrustent de manière inamovible dans leur propre système, en font un fonds de commerce ou une plateforme de visibilité et de reconnaissance personnelle, cela pose un problème de crédibilité et d’utilité. Pour parler des ONG, on a s s i s t e à un véritable mélange des genres.
Aujourd’hui, certains dirigeants de ces ONG se sont donné le droit de s’immiscer dans tout. Au nom de quoi et de qui, je n’en sais rien. Les décideurs politiques ont tous des mandats. Nous sommes redevables devant ceux qui nous ont fait confiance, nous jugent, nous sanctionnent. D’autres se lèvent un matin pour dire : « Moi, je n’ai d’engagement envers personne, mais je me donne le droit de venir exiger ceci ou cela.» C’est trop facile. Vous connaissez M. Marc Ona Essangui; eh bien, conseillez lui de créer un parti politique et de se présenter aux prochaines élections. Il aura donc un mandat, pourra proposer aux Gabonais ses idées, et on verra alors s’il sera soutenu. En attendant, je suggère qu’il s’occupe de la défense de l’environnement, puisque son ONG a été créée dans cet objectif-là.
JEUNE AFRIQUE: Parmi les échéances de 2012, il y a la co-organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football avec la Guinée équatoriale. Êtes-vous confiant quant aux délais de livraison des différentes infrastructures et à la bonne tenue de cette compétition?
ALI BONGO ONDIMBA : L’année 2009 a été désastreuse. Les chantiers ont pris beaucoup de retard, que nous nous efforçons de rattraper. Mais malgré tout ce qui se dit ou s’écrit, nous serons prêts à la date prévue.
JEUNE AFRIQUE: Le Gabon se tourne vers de nouveaux horizons économiques (Chine, Corée du Sud, Singapour, États-Unis, Australie…). L’arrivée de ces nouveaux acteurs n’agace-t-elle pas votre partenaire traditionnel, la France?
ALI BONGO ONDIMBA: Le Gabon a pris le parti de consolider ses alliances historiques tout en diversifiant sa coopération internationale et ses partenaires. Tous ceux qui croient dans le potentiel de notre pays sont les bienvenus, pourvu qu’ils nous apportent, évidemment, une véritable valeur ajoutée. Mais les nouveaux investisseurs qui viennent au Gabon ne le font pas au détriment des entreprises françaises. Nous aimons pratiquer l’addition et non la soustraction. J’ajouterais même que les entreprises françaises déjà sur place profitent de ces nouveaux partenariats. Le président Sarkozy soutient d’ailleurs notre politique. Tout le monde y gagne, à commencer par les Gabonais. C’est au fond ce qui m’importe le plus.
JEUNE AFRIQUE: Le Gabon mise beaucoup sur le green business, l’environnement et la mise en valeur de ses atouts en la matière. Pour certains, il s’agit là d’un simple phénomène de mode…
ALI BONGO ONDIMBA: Le green business, au sens large, c’est la prochaine révolution économique, au même titre que les révolutions agricole et industrielle .Nous jouissons d’atouts considérables. Il faudrait être fou pour n’en faire qu’une lubie ou un simple phénomène de mode comme vous le dites.
JEUNE AFRIQUE: La zone économique spéciale de Nkok sera inaugurée le 9 septembre. Ce type d’infrastructures se multiplie en Afrique. Qu’en attendez-vous ?
ALI BONGO ONDIMBA : Nous voulons appuyer, grâce à des avantages fiscaux attractifs, les entrepreneurs qui investissent, notamment dans la transformation du bois, et plus généralement ceux qui participent à l’industrialisation de notre économie. Déjà 6 000 emplois directs et indirects ont été créés. Avec un investissement direct étranger de près de 200 millions de dollars, il s’agit de la première zone économique spéciale d’Afrique subsaharienne. D’après nos prévisions, Nkok attirera environ 1 milliard de dollars d’investissements, avec un potentiel de près de 50 000 emplois à terme.
Une zone franche sur l’île Mandji, à Port-Gentil, est également en cours de constitution. Elle sera davantage spécialisée dans les industries et services parapétroliers, l’assemblage, le stockage et la distribution de produits, et dans les activités de services liées aux nouvelles technologies .Un premier investissement de 1,5 milliard de dollars a été signé en 2010 avec Olam et le groupe indien Tata Chemicals pour la construction d’une usine d’engrais.
JEUNE AFRIQUE : Comment voyez-vous l’après pétrole?
ALI BONGO ONDIMBA: C’est certainement une époque que je ne connaîtrai pas… En revanche, cela concerne nos enfants. Voilà pourquoi nous voulons nous préparer maintenant. Nous misons beaucoup sur l’industrie forestière, mais aussi sur le secteur des mines. Il n’a pas vraiment été exploité, à part certains produits comme le manganèse et l’uranium, et seulement dans certaines localités. Plus largement, nous sommes en train de promouvoir un tissu industriel et de favoriser l’émergence de champions rayonnant au niveau régional, voire international, comme Gabon Oil, Petro Gabon, la Compagnie équatoriale des mines, ou encore Olam Pétrochimie. Ce ne sont là que des exemples : nous avons élaboré 20 plans sectoriels sur cinq ans dans le tourisme, le numérique, les infrastructures, les transports, etc.
JEUNE AFRIQUE: Sur le plan diplomatique, maintenant, quels rapports entretenez-vous avec les principaux chefs d’État de la sous- région, qu’il s’agisse du Camerounais Paul Biya, de l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema ou du Congolais Denis Sassou Nguesso ? Vous êtes le plus jeune et le plus récemment arrivé au pouvoir…
ALI BONGO ONDIMBA: Voulez-vous savoir si j’ai subi le bizutage du petit nouveau? Non, je peux vous rassurer, nos rapports sont très bons. Les chefs d’État de la sous-région sont des personnalités que je connais depuis longtemps, cela aide. Nous travaillons ensemble dans le cadre de la Cemac [Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale] : ce qui se passe bien chez l’un est intéressant pour l’autre et l’affecte dans le bon sens.
JEUNE AFRIQUE: Il y a pourtant eu des périodes délicates, notamment avec l’affaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Vous avez pris vos fonctions en octobre 2009, quand le scandale a éclaté. Le Gabon a perdu le poste de gouverneur au profit de la Guinée équatoriale et le principe de rotation a été adopté. Comment avez-vous vécu cette période ?
ALI BONGO ONDIMBA: Il est évident que, pour moi qui m’installais à peine, cela n’a pas été facile. Mais un problème touchant la Beac est un problème qui touche tous les États, pas seulement le Gabon.
JEUNE AFRIQUE: Mais ce sont des responsables gabonais de l’institution qui ont été mis en cause.
ALI BONGO ONDIMBA : Oh, ils n’étaient pas seuls…
JEUNE AFRIQUE : C’est-à-dire?
ALI BONGO ONDIMBA : Nous avons réagi très rapidement pour qu’une enquête soit menée afin de déterminer ce qu’il s’était réellement passé. Et nous souhaitons ardemment que ces investigations aillent jusqu’au bout. Je n’ai pas de problème particulier avec mes voisins, mais je souhaite que tout le monde soit traité de la même manière. Aujourd’hui, les choses se passent bien et la réforme de la banque va continuer.
JEUNE AFRIQUE: On a parlé de tensions avec la Guinée équatoriale, comme lors du conflit territorial au sujet de l’île de Mbanié…
ALI BONGO ONDIMBA: S’il y avait de la tension avec la Guinée équatoriale, je n’aurais pas soutenu le gouverneur actuel de la banque, qui est équato-guinéen. Notre différend territorial est géré au niveau de la Cour internationale de justice de La Haye et n’impacte pas les partenariats qui nous lient, dont l’organisation de la CAN. Le président Obiang et moi-même étions fin juillet à la frontière de nos pays pour inaugurer deux ponts qui vont augmenter nos échanges commerciaux et faciliter la circulation des personnes. Existe-il meilleur symbole d’entente que la construction d’un pont ?
JEUNE AFRIQUE: vous êtes rendu en visite officielle aux États-Unis, du 5 au 10 juin, où vous avez rencontré le président Obama. Que vous êtes-vous dit?
ALI BONGO ONDIMBA: Quand des chefs d’État se rencontrent, c’est pour échanger sur les sujets bilatéraux mais aussi sur les grandes questions de l’heure. Il arrive également qu’on puisse demander quelques conseils. Cet échange n’a pas échappé à la règle. L’international et la crise libyenne ont évidemment été abordés, étant donné que le Gabon siège encore au Conseil de sécurité jusqu’à la fin de l’année. En tout cas, ce fut très cordial.
JEUNE AFRIQUE: Cette visite a aussi été l’occasion de nombreuses critiques de la part de l’opposition et de la société civile gabonaise, qui ont trouvé un certain écho aux États-Unis: biens mal acquis, accusations de népotisme, de mauvaise gouvernance, voire de dictature…
ALI BONGO ONDIMBA : Les critiques dont vous parlez, je m’y attendais: elles ont été formulées parmes adversaires politiques, ceux-là mêmes dont nous venons de parler, et reprises par certains médias pour qui nous sommes des gens infréquentables, corrompus, et qui ne peuvent rien faire de positif…J’ai d’ailleurs découvert, avec la relance médiatique de l’affaire dite des « biens mal acquis », qu’il existait en droit un nouveau délit, le délit de patronyme. Je m’appelle Bongo, je suis donc forcément coupable… Et je note au passage qu’il s’agit, dès l’énoncé de l’affaire elle-même, non pas d’une interrogation mais d’une affirmation.
JEUNE AFRIQUE: Trouvez-vous anormal que l’on puisse se poser la question de la provenance des fonds qui ont permis d’acquérir des biens à l’étranger, en France notamment? Ou que l’on s’interroge sur des acquisitions immobilières au nom de l’État gabonais, comme l’hôtel particulier de la rue de l’Université à Paris ou l’ex-résidence de Ted Kennedy à Washington?
ALI BONGO ONDIMBA : Que les choses soient claires : chaque fois qu’il nous paraîtra opportun de procéder à la consolidation du patrimoine immobilier de l’État gabonais, nous ne demanderons l’onction de personne. Le Gabon est un état souverain qui peut faire des investissements rentables et durables, y abriter ses représentations diplomatiques conformément à ses moyens et à ses ambitions. L’État gabonais ne se contentera pas d’être locataire ad vitam æternam. Dans les deux cas cités, à Paris et à Washington, nous avons informé par communiqué l’opinion publique nationale et internationale parce que nous n’avions rien à cacher.
Un chef d’État , un patron ,un avocat africain ne peut pas s’offrir des véhicules dits de luxe, une villa ou un appartement sans être taxé de voleur? En Afrique, comme partout ailleurs, il existe des processus transparents d’accumulation de richesses. Quand celles-ci sont pillées par des gens extérieurs au continent, ce n’est pas un problème, mais dès que c’est un Africain qui possède de l’argent, c’est suspect. En ce qui me concerne, il n’y a aucun bien personnel dont je ne peux justifier l’origine et l’acquisition légales.
Mon patrimoine est déclaré. Je mets au défi n’importe quelle organisation ou quidam de prouver le contraire. J’ai gagné de l’argent dans ma vie, j’ai fait des affaires, parfois très bonnes, notamment lorsque j’ai dû quitter mon poste de ministre [en 1991]. Je ne vais pas m’excuser d’avoir gagné cet argent ni de m’appeler Bongo, même si cela en dérange certains qui avaient pris l’habitude de « cogner » sur mon père et continuent avec moi dans un réflexe pavlovien.
JEUNE AFRIQUE: Ce que vous reprochent vos détracteurs et ceux qui ont déposé ces plaintes en France, c’est votre train de vie et celui d’un certain nombre de vos pairs. Un train de vie que vous ne pourriez vous permettre si vous n’aviez pas, disons, pioché dans la caisse…
ALI BONGO ONDIMBA: Bien. J’ai été élu président de la République gabonaise, pas de l a République française. J’ai des comptes à rendre aux seuls Gabonais. Et qu’on cesse de prendre les Africains pour des imbéciles, parce que tout cela revient à dire : «Nous les bons Blanc s, nous sommes plus intelligents, donc analysons mieux les choses et les faisons à votre place. » Cette attitude frise la condescendance et le racisme. Je n’ai volé personne et n’ai détourné aucuns fonds. Mais je n’ai pas vocation à servir de punching-ball…
JEUNE AFRIQUE: L’année 2011 a été marquée par une actualité très forte sur le continent : révolutions arabes, en Tunisie d’abord puis en Égypte et en Libye, évolutions au Maroc ou en Algérie, crise ivoirienne… Comment avez-vous vécu, par exemple la chute du régime Ben Ali le 14 janvier? Cela vous a-t-il surpris?
ALI BONGO ONDIMBA: Il faut être honnête, nous avons tous été surpris. Toutes proportions gardées, et même si l’issue a été différente, cela m’a rappelé ce qu’un certain nombre de pays d’Afrique subsaharienne ont vécu dans les années 1990 avec l’expression très forte d’aspiration démocratique et les conférences nationales. Lorsque le peuple veut être entendu, lorsqu’il exige des changements, il est impossible de ne pas y répondre. C’est une leçon pour nous tous, que nous avons intérêt à méditer.
JEUNE AFRIQUE: Six mois après le début de l’insurrection libyenne, le régime de Mouammar Kaddafi s’est enfin effondré. Vous avez fait le choix, en mars dernier, de voter la résolution des Nations unies autorisant l’intervention militaire de l’Otan, contre l’avis exprimé par l’Union africaine. Pourquoi ce choix?
ALI BONGO ONDIMBA: Comme membre du Conseil de sécurité, nous avons effectivement approuvé la résolution 1973. Nous pensions que le fait d’entamer des discussions au sein du Conseil de sécurité inciterait les autorités libyennes à infléchir leur position, à arrêter les hostilités et à ouvrir un véritable dialogue.
Or il se trouve que, pendant que nous étions en train de discuter de cette résolution, Kaddafi a tout fait pour accélérer la répression et en finir avant qu’elle ne soit adoptée. Une telle attitude a certainement influencé un certain nombre de pays d’abord réticents à voter ce texte… Nous assistons donc aujourd’hui à la chute inéluctable d’un régime qui est Resté sourd à tous les appels à l’apaisement et au dialogue. Trop de vies ont été perdue sa cause de cet aveuglement. Kaddafi, comme Gbagbo avant lui, n’a pas eu, ou n’a pas voulu avoir, la lucidité nécessaire pour ne pas prolonger inutilement la liste des victimes de cette guerre.
JEUNE AFRIQUE: Et maintenant, Kaddafi parti, comment voyez-vous l’avenir proche de la Libye ?
ALI BONGO ONDIMBA: J’ai reçu courant août des dirigeants du Conseil national de transition (CNT) désireux de faire participer la communauté internationale à la recherche de solutions politiques durables. Nous devons tous apporter notre concours à la Libye pour qu’elle panse ses plaies et qu’elle s’attelle à construire son avenir. Un chantier titanesque, qui implique de poser les principes d’édification et de consolidation d’un véritable État de droit, de répartition équitable des richesses du pays et de restauration de la stabilité et de la sécurité, indispensables à sa reconstruction. Tout cela doit nécessairement passer par l’expression de la volonté du peuple, donc par des élections. Je ne doute pas que les Libyens y parviennent. Même si le chemin sera très long et ardu.
JEUNE AFRIQUE: L’intervention militaire de l’Otan en Libye, comme celle des Nations unies en Côte d’Ivoire, a choqué de nombreux Africains, qui y voient l’expression d’une forme de néocolonialisme dans le seul but d’accaparer les richesses de ces pays. Au point d’ériger, pour certains, Mouammar Kaddafi et Laurent Gbagbo au rang de résistants et de héros africains. Comprenez-vous cette sensibilité?
ALI BONGO ONDIMBA : Bien sûr, je comprends que l’on puisse penser cela compte tenu de l’histoire de notre continent, mais je ne partage pas cette opinion. Quelles alternatives avait-on? Laisser la Côte d’Ivoire ou la Libye sombrer dans le chaos et se dérouler sous nos yeux de véritables bains de sang?
JEUNE AFRIQUE: L’alternative aurait été que l’Union africaine (UA) elle-même prenne en charge ces crises, soit plus efficace ou dirige ces interventions…
ALI BONGO ONDIMBA : Il faut être réaliste et pragmatique. Nous n’avons pas pu le faire, soit parce que nous n’étions pas d’accord, soit parce que nous n’en avions pas les moyens. C’est tout le problème que nous rencontrons à l’heure actuelle au niveau de l’UA. Nous en sommes tous conscients, et il faudra bien s’asseoir autour d’une table pour trouver des solutions. Mais personne ne nous a empêchés d’intervenir, c’est nous qui avons échoué. Il a bien fallu, une fois ce constat dressé, travailler avec ceux qui avaient la capacité d’empêcher que le pire ne se produise.
JEUNE AFRIQUE : Comment avez-vous vécu les images de l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier?
ALI BONGO ONDIMBA : Ce ne sont pas des images que l’on souhaite voir, c’est une évidence. Mais à partir du moment où il a décidé de mener son combat jusqu’au bout – il faut tout de même rappeler qu’il est le principal responsable de cette crise –, il n’existait que deux possibilités : la capture ou la mort. Cela aurait donc pu être pire.
JEUNE AFRIQUE: Pensez-vous, après tout ce qu’a connu ce pays depuis la mort d’Houphouët, que les Ivoiriens pourront réellement se réconcilier ?
ALI BONGO ONDIMBA : Oui. Il ya suffisamment de sagesse chez les Ivoiriennes et les Ivoiriens. Ils ne peuvent qu’avoir mesuré les dégâts provoqués par la guerre et l’instabilité. Le président Ouattara sait aussi que la tâche qui l’attend est immense, qu’elle nécessitera du temps et beaucoup de sueur. Mais nous sommes tous prêts à l’aider.
Source:http://ujpdg-france.vefblog.net/545.html#INTERVIEW_VRIT_ET_EXCLUSIVE_ACCORDE_PAR_LE_PRSIDEN_1
Source:http://ujpdg-france.vefblog.net/545.html#INTERVIEW_VRIT_ET_EXCLUSIVE_ACCORDE_PAR_LE_PRSIDEN_1
mardi 26 juillet 2011
Polémique sur l'achat de la Maison de Ted Kennedy:La Présidence du Gabon Rectifie
A la suite de la polémique alimentée par la presse internationale sur la récente opération d'acquisition de l'ancienne propriété de Ted Kennedy à Washington par l'Etat Gabonais, et dont la valeur estimée à 6.5 millions a suscité un vif débat au sein de l'opinion gabonaise, en particulier sur la Toile, la Présidence de la République Gabonaise réagit à la faveur d'un communiqué dont l'UJPDG-FRANCE a pris connaissance et vous en livre le contenu en intégralité:
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE République Gabonaise
Union - Travail – Justice
Communiqué de presse officiel du service de presse de la Présidence de la République Gabonaise
Le Gabon investit dans son dispositif diplomatique aux Etats-Unis
Libreville, le 25 juillet 2011 – La République Gabonaise vient de procéder à l’acquisition pour 6,5 millions de dollars d’une nouvelle résidence pour son ambassade à Washington.
Il s’agit de l’ancienne résidence du sénateur Ted Kennedy.
Cet investissement immobilier de l’Etat gabonais répond à la nécessité de remplacer l’ancienne résidence du Gabon, qui avait été détruite par un incendie en 2003, et s’inscrit en droite ligne de la réforme de la diplomatie gabonaise voulue par le Président de la République Ali BONGO ONDIMBA.
Lors de la 11ème conférence des Ambassadeurs qui s’est tenue à Libreville en juillet 2011, le chef de l’Etat a décliné les nouvelles orientations de la diplomatie gabonaise qui devait désormais être davantage au service des intérêts économiques du Gabon, notamment en développant des relations plus étroites avec les investisseurs privés, afin de soutenir la stratégie de développement du « Gabon Emergent ».
Dans le cadre de cette réforme, le dispositif diplomatique du Gabon va être redéployé pour accélérer la mise en place de nouveaux partenariats stratégiques, particulièrement avec les pays à fort potentiel économique. Les Etats-Unis occupent une place prépondérante dans ce nouveau dispositif, comme l’a symbolisé la visite d’Etat du Président Ali BONGO ONDIMBA aux Etats-Unis en juin 2011 et l’entretien bilatéral qu’il a eu avec le Président Barak Obama.
FIN
Ainsi, cette nouvelle propriété remplace l'ancienne ambassade décimée par les flammes en 2003,ce qui avait obligé le Gabon à louer des locaux à un prix exorbitant depuis plus de 8 ans aujourd'hui. Sur le long terme, un tel investissement est plutôt rentable pour le pays d'autant plus que la propriété acquise intègre désormais l'important patrimoine immobilier dont dispose l'Etat Gabonais à l'étranger, et pourrait sur le long terme toujours, permettre à notre pays de réaliser une plus-valus conséquente en cas de cession de vente future.
A l'analyse du présent communiqué, le bâtiment abritera tous les services consulaires y compris le logement de l'Ambassadeur. Voilà qui devrait taire la polémique car nos autorités, à n'en point douter, ont opéré un choix judicieux voire modeste au regard du caractère imposant des résidences d'ambassade de bon nombre de pays même moins nantis que le Gabon.
Pour revenir à la confusion semée sur la toile entre cette acquisition et la politique du logement au Gabon, il parait nécessaire de rappeler que chaque Ministère dispose d'une dotation budgétaire distincte en fonction de ses besoins. Aussi, le Ministère des affaires étrangères n'a pas à rougir d'un tel investissement d'abord parce qu’il s'intègre dans la vision du Chef de l’État d'offrir un cadre de vie et de travail adapté aux diplomates gabonais, ensuite parce que la politique étrangère n'est pas à confondre avec celle du logement, laquelle relève d'un autre département ministériel qui est celui de l'habitat.
Sources:
Auteur du Communiqué:Présidence de la République
Auteur du Communiqué:Présidence de la République
Auteur de l'Analyse: l'UJPDG-FRANCE
Pour plus d’information, merci de visiter www.presidentalibongo.com ou contacter www.cocom.rggov.org
lundi 25 juillet 2011
Affaire Yannick JADOT:Un Ancien Officier français de la Garde Républicaine Monte au Créneau et défend le Président Ali BONGO ONDIMBA!
L'affaire Yannick Jadot n'a pas fini de susciter des réactions, cette fois du côté français. En effet, après la publication par l'UJPDG-FRANCE de la plainte déposée à Paris par les avocats du Chef de l'Etat ALI BONGO ONDIMBA, un message adressé aux responsables de l'UJPDG-FRANCE a été envoyé cet après-midi par le Capitaine Major Philippe Schault, ancien officier de la Garde Républicaine du Gabon ayant servi sous le Magistère du défunt président OMAR BONGO ONDIMBA.
Dans sa correspondance, l'ancien officier apporte son soutien au Président de la République et à son action, tout en recadrant avec la dernière énergie, le sieur Yannick JADOT qui selon lui, ne semble pas être à son premier "flagrant délire de diffamation". L'officier a décidé de sortir de sa réserve à la suite des déclarations injurieuses et niaises tenues contre les Gabonais et leur Président il y a quelques jours par l'inqualifiable porte-parole de la candidate d'Europe-écologie, Eva Joly.
Ici le Capitaine Philippe Schault
Philippe Schaut qui vit maritalement avec une gabonaise, a tenu à dépeindre le tableau caustique dressé par son compatriote, en lui rappelant qu'il avait aussi le droit de se taire, surtout lorsqu'il n'avait rien à dire de plus beau que le silence.
Avec son autorisation, l'UJPDG-FRANCE rend publiques ses déclarations dont voici le texte intégral:
"Plainte du PR contre Yannick JADOT
Bonjour Monsieur,
Excellent l'intitulé de la plainte des avocats du chef de l'Etat, contre M. JADOT (qui a encore perdu une occasion de se taire), sans doute trop pressé qu’il est de se faire un nom ?
Français, marié à une gabonaise et ancien officier de la Garde Républicaine, je n'aurais jamais pu servir un despote durant mon temps de service sous feu le Président Omar Bongo.
Je confirme que le Président Ali Bongo Ondimba a été démocratiquement élu et n'a jamais été un tortionnaire. D’autre part, étant régulièrement à Libreville, je mesure l'effort accompli en voyant l'état de la voierie notamment : l’émergence est en marche.
Bon courage au Président dans la noble entreprise qu'il a entrepris ; cela n'empêchera malheureusement pas les critiques, qui me font d'autant plus mal qu'elles viennent de mon propre pays, et probablement par des gens qui n'ont jamais mis les pieds au Gabon (je gage qu’autrement ils n’en parleraient pas ainsi) !
Bien cordialement.
PS : bien que je vous ai écrit en MP, vous pouvez afficher mon mail sur votre page ; je ne renie rien de ce que j'ai écrit ci-dessus. Aussi j'assume mes écrits que Vous pouvez donc publier.
Bonne continuation pour une cause juste.
Philippe Schaut
L'UJPDG-FRANCE remercie et salue le courage de Monsieur Schault qui vient, par cette réponse adressée à une brebis égarée de France, lui démontrer que le mot IGNORANCE peut parfois rimer avec SILENCE. Ainsi, à défaut de connaitre l'histoire du Gabon, il vaudrait mieux pour Monsieur Jadot, garder sa bouche fermée.
Auteur:UJPDG-FRANCE
Source:Philippe Schault
dimanche 24 juillet 2011
Les avocats du Président ALI BONGO ONDIMBA Portent Plainte contre Yannick JADOT, "PORTE-PARABOLE" de Eva Joly, candidate en France
Dans un communiqué parvenu ce dimanche à l'UJPDG-FRANCE, les avocats du Président de la République Chef de l'Etat ALI BONGO ONDIMBA, Maîtres Patrick Maisonneuve et Georges Arama, tous deux avocats au Barreau de Paris (France), ont invité Madame Eva Joly, actuellement candidate à l'élection présidentielle française qui avait auparavant essuyé de nombreuses critiques à la suite de ses déclarations insidieuses sur la cérémonie du 14 Juillet, à ne pas confondre « ce qui fût ses fonctions de juge d’instruction et ses ambitions politiques ».
Les avocats du président de la République gabonaise montent ainsi au créneau faisant suite à tous les amalgames et incartades nés des propos de Yannick Jadot, morveux personnage atrabilaire et petit "Toutou Porte-Parabole" de la candidate écologiste à la présidentielle française, Eva Joly, tenus récemment dans le quotidien français Libération.
Après en effet les déclarations polémistes de Madame Eva Joly qui exprimait son souhait de remplacer le défilé militaire du 14 Juillet (Fête nationale française) par un « défilé citoyen », son porte-parole qui semble au passage être un aculturé sur l'Afrique en général et le Gabon en particulier, avait eu l'outrecuidance de déclarer que « Quand on ferme les yeux une seconde et qu’on imagine un défilé militaire dans un autre pays, on pense immédiatement à une dictature ».
Dès lors, selon ce "barron de la crasse française" qui sert de porte-parole à Eva Joly, les défilés de 2008 et 2009 en France se seraient faits « devant Bachar al-Assad, ou devant des dictateurs africains comme Ali Bongo ».
« Faire défiler nos armées devant des personnes qui massacrent leurs peuples, ce n’est pas un signal très positif envoyé à la République », avait-il dit.
L'UJPDG de France vous livre in extenso, le communiqué des avocats du Chef de l'Etat.
« Objet : Communiqué de Maître Patrick Maisonneuve et de Maître Georges Arama Pour Ali Bongo Ondimba, président de la République Gabonaise
Monsieur,
En notre qualité d’Avocats de monsieur Ali Bongo Ondimba, Président de la République Gabonaise, et à la suite des différents articles parus soient dans la presse écrits, soit sur internet, nous vous indiquons que monsieur Yannick Jadot, porte parole de Madame Eva Joly, ne doit pas recevoir de leçon de notre part mais une convocation devant le tribunal correctionnel de Paris pour diffamation à l’encontre de Monsieur Ali Bongo Ondimba.
Nous maintenons que le fait d’affirmer, comme le fait Yannick Jadot que Monsieur Ali Bongo Ondimba serait « un dictateur » et que l’on pourrait lui imputer des « massacres contre son peuple » constitue une injure et une diffamation d’une gravité majeure.
Quant à madame Eva Joly, nous pensons qu’elle ne devait pas confondre ce qui fût ses fonctions de juge d’instruction et ses ambitions politiques.
Nous tenons également à préciser que Monsieur Ali Bongo Ondimba n’a pas été mêlé ni de près ni de loin à l’affaire dite ‘’ELF’’ ».
Il convient de rappeler que la présidence de la République gabonaise a estimé, pour sa part, que l’action en justice constitue « une première réponse aux nombreuses diffamations et préjugés mus par une ignorance profonde des réalités africaines, en général, et du Gabon, en particulier, de la part de certains médias et d’hommes politiques français qui, par voie d’amalgame, instrumentalisent, à leur bénéfice, des pays qui étaient traditionnellement dans la sphère d’influence française ».
L'UJPDG de FRANCE qui réaffirme son soutien indéfectible et mordicus au Président de la République ALI BONGO ONDIMBA, applaudit cette démarche des avocats du Chef de l'Etat, exprime son indignation et sa colère face à ces propos tendancieux et diffamatoires qui, non seulement n'honorent pas leur auteur, mais surtout rappellent l'image d'une France paternaliste,donneuse de leçon mais surtout hébergeuse de bonimenteurs à la trappe.
Aussi en agissant de la sorte, en manipulant la culture du doute, par la technique de la négation obstinée des évidences et de la falsification des faits, le sieur Yannick Jadot désoriente et instrumentalise volontairement l'opinion publique française dans le seul but de servir les intérêts personnels de la nouvelle prêtresse de la politique française, Eva Joly, laquelle a déjà du mal à connaitre l'histoire de son pays d'adoption.
En utilisant les techniques de la polémique et de la virtuosité oratoire, tel un rhéteur et un sophiste, en vue de faire admettre le faux comme étant le vrai, et le vrai comme étant le faux,le sieur Jadot ridiculise lourdement le peuple Français.
Le peuple gabonais voudrait, tout comme le peuple français auquel appartient ce vuvuzéleur, que le principe de la majorité absolue du suffrage et le principe du respect du verdict des urnes, qui tiennent lieu de valeurs absolues de la vie démocratique, prévalent et soient appliqués au Gabon.
Le Gabon n'est et ne sera jamais une dictature!!!! ALI BONGO ONDIMBA est un Président bien élu au Gabon tout comme l'a été Nicolas SARKOZY en France!
Monsieur Yannick Jadot, LA JEUNE GARDE DE L’ÉMERGENCE du GABON VOUS EMMERDE!
Auteur et source:L'UJPDG-FRANCE
Le peuple gabonais voudrait, tout comme le peuple français auquel appartient ce vuvuzéleur, que le principe de la majorité absolue du suffrage et le principe du respect du verdict des urnes, qui tiennent lieu de valeurs absolues de la vie démocratique, prévalent et soient appliqués au Gabon.
Le Gabon n'est et ne sera jamais une dictature!!!! ALI BONGO ONDIMBA est un Président bien élu au Gabon tout comme l'a été Nicolas SARKOZY en France!
Monsieur Yannick Jadot, LA JEUNE GARDE DE L’ÉMERGENCE du GABON VOUS EMMERDE!
Auteur et source:L'UJPDG-FRANCE
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